Je suis une sorte de cinéphile.
Pour autant, il est rare que je reste cloué à mon siège durant un film entier.
Ce fut le cas hier soir, nous avons regardé ce magnifique long métrage à la télévision : Disc...
Non, pas celui-ci, l'autre : Deux jours à tuer réalisé par Jean Becker, avec Albert Dupontel (magnifique).
Des amis à moi m'avaient dit "toi tu aimerais ce film" et ils avaient raison. Ils m'avaient même raconté la fin mais cela n'a en rien gâché mon plaisir car j'avais deviné la fin rien qu'en regardant la bande-annonce l'année de sa sortie.
Une première heure de jeu de massacre étonnamment bien joué et une deuxième partie plus courte, très douce, très triste aussi car on sent monter en nous la révélation de l'inéluctable issue...
C'est une œuvre qui me touche à plus d'un titre : Je sais ce que c'est que d'essayer de dégoûter les autres de soi afin qu'ils ne nous regrettent pas. C'était il y a très longtemps et je pensais qu'il me suffisait d'être odieux pour que les autres ne m'aiment plus. Par grand bonheur, j'ai retrouvé joie de vivre et amour des autres avant de me perdre.
Et puis la thématique de l'homme qui disparaît est l'objet de mon premier roman, "l'acheteur d'allumettes". Ces éléments, ajoutés au jeu exceptionnel d'acteurs que j'aime tant comme Albert, Marie-Josée et Pierre, font de "deux jours à tuer" un nouveau bijou dans ma filmographie idéale aux côtés de Brazil, eternal sunshine..., ne le dis à personne et bien d'autres.
Un jour, je songerai à en faire un liste un peu plus fournie.
Soyez heureux.
lundi 8 novembre 2010
dimanche 7 novembre 2010
Inquiétude et dérision sans importance
Afin d'enrichir ma sélection de termes pour "le dictionnaire des termes que tout le monde connaît mais que personne ne sait bien définir", je suis passé de l'écoute de France Inter à celle de France Culture.
La première nommée m'a beaucoup apporté (de prosélytisme à prolégomènes en passant par oxymoron ou exégèse) mais depuis quelques semaines, ça stagne.
En changeant de chaîne, surtout dans ce sens-là, je m'imaginais boucler en peu de temps ma réserve de termes joyeusement abscons.
Et bin rien, depuis trois jours, non seulement mon panier est vide mais en plus je comprends tout. Tout ce que disent les intervenants est limpide, exprimé en termes simples et généralement pertinent.
Que se passe-t-il ? Je ne suis pas plus savant qu'avant, par conséquent c'est la chaîne radiophonique qui a changé. Mais si elle change, qui va la remplacer ?
Sapristouille de brimborion de coquecigrue !
La première nommée m'a beaucoup apporté (de prosélytisme à prolégomènes en passant par oxymoron ou exégèse) mais depuis quelques semaines, ça stagne.
En changeant de chaîne, surtout dans ce sens-là, je m'imaginais boucler en peu de temps ma réserve de termes joyeusement abscons.
Et bin rien, depuis trois jours, non seulement mon panier est vide mais en plus je comprends tout. Tout ce que disent les intervenants est limpide, exprimé en termes simples et généralement pertinent.
Que se passe-t-il ? Je ne suis pas plus savant qu'avant, par conséquent c'est la chaîne radiophonique qui a changé. Mais si elle change, qui va la remplacer ?
Sapristouille de brimborion de coquecigrue !
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vendredi 5 novembre 2010
Les textes pour oeuvres de Véronique Lafont s'épaississent
J'ai entamé il y a dix jours un survol quotidien de mes 14 récits en cours. Celui d'aujourd'hui est le cinquième sur la liste dans la rubrique considérée (ceci afin d'accéder aux précédents extraits).
Rappel : Si vous voulez jouer au relecteur partiel, je vous invite à me dire lequel ou lesquels de ces 14 machins vous voudriez voir édités avant les autres.
Je rappelle en outre que les messages plus anciens traitant de mes récits en cours sont archivés ici.
Et que tout le blogue est archivé, d'ailleurs.
Il s'agit des textes pour Véronique Lafont, qui, le lecteur avisé ne l'ignore pas, est aussi ma compagne.
Les textes évoqués sont soit des commandes précises de Véronique pour ses peintures ou livres d'artiste, soit des poèmes écrits lorsque je la courtisais, soit des extraits de mes romans où interviennent des artistes dont le physique, le caractère et/ou le talent sont inspirés par elle.
TITRE : Textes pour œuvres de Véronique Lafont
GENRE : recueil de textes courts de factures diverses, principalement poétiques, mais aussi extraits de romans.
SYNOPSIS COURT : le recueil contient des haïkus, des sonnets en alexandrins, des correspondances imaginaires, des poèmes libres, des textes par couleurs, des récits bucoliques, des extraits de romans... tous écrits pour Véronique Lafont et son oeuvre artistique ou inspirés par l'artiste.
AVANCEMENT : Le volume estimé actuel est de 240 pages. Il continue à augmenter car nous avons quelques projets de coédition pour 2011 avec comme perspective un salon du livre d'artiste à la fin de l'année. Je dois donc produire pour les beaux yeux de ma dame...
On peut toutefois considérer que ce recueil, en tant que faisant partie de mon projet, est terminé !
EXTRAIT
Pour rire, une petite série de haïkus parlant d'oiseaux :
Un oiseau couché
Sur une feuille en soie de Chine
A un air penché
Le drame des oiseaux
Est d’apprendre à tomber jeunes
Et à voler tôt
« Je m’appelle oiseau »,
Disent tous les vautours du monde
Aussi les corbeaux
Il attend sur l’aire,
L’aigle léger comme un souffle d’air,
Un oiseau aux serres
Souffler dans les plumes
D’oiseaux qui prennent leur envol
De vous les parfume
L’oiseau et le chat
Vivaient pourtant d’amour tendre
Mais il le mangea
Haïkus de Sébastien Haton pour petits livres de Véronique Lafont
Rappel : Si vous voulez jouer au relecteur partiel, je vous invite à me dire lequel ou lesquels de ces 14 machins vous voudriez voir édités avant les autres.
Je rappelle en outre que les messages plus anciens traitant de mes récits en cours sont archivés ici.
Et que tout le blogue est archivé, d'ailleurs.
Il s'agit des textes pour Véronique Lafont, qui, le lecteur avisé ne l'ignore pas, est aussi ma compagne.
Les textes évoqués sont soit des commandes précises de Véronique pour ses peintures ou livres d'artiste, soit des poèmes écrits lorsque je la courtisais, soit des extraits de mes romans où interviennent des artistes dont le physique, le caractère et/ou le talent sont inspirés par elle.
TITRE : Textes pour œuvres de Véronique Lafont
GENRE : recueil de textes courts de factures diverses, principalement poétiques, mais aussi extraits de romans.
SYNOPSIS COURT : le recueil contient des haïkus, des sonnets en alexandrins, des correspondances imaginaires, des poèmes libres, des textes par couleurs, des récits bucoliques, des extraits de romans... tous écrits pour Véronique Lafont et son oeuvre artistique ou inspirés par l'artiste.
AVANCEMENT : Le volume estimé actuel est de 240 pages. Il continue à augmenter car nous avons quelques projets de coédition pour 2011 avec comme perspective un salon du livre d'artiste à la fin de l'année. Je dois donc produire pour les beaux yeux de ma dame...
On peut toutefois considérer que ce recueil, en tant que faisant partie de mon projet, est terminé !
EXTRAIT
Pour rire, une petite série de haïkus parlant d'oiseaux :
Un oiseau couché
Sur une feuille en soie de Chine
A un air penché
Le drame des oiseaux
Est d’apprendre à tomber jeunes
Et à voler tôt
« Je m’appelle oiseau »,
Disent tous les vautours du monde
Aussi les corbeaux
Il attend sur l’aire,
L’aigle léger comme un souffle d’air,
Un oiseau aux serres
Souffler dans les plumes
D’oiseaux qui prennent leur envol
De vous les parfume
L’oiseau et le chat
Vivaient pourtant d’amour tendre
Mais il le mangea
Haïkus de Sébastien Haton pour petits livres de Véronique Lafont
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jeudi 4 novembre 2010
La découverte de l'amère plaque par Christophe Chocollomb
C'est important : j'ai découvert un nouveau chocolat assez extraordinaire.
Quand on connaît mon amour pour les chocolats, une découverte de ce genre est équivalente à trouver un ballon qui fait "pouic" dans une meule de compost.
Bonheur des sens, papilles qui dansent, capteurs olfactifs qui s'entrechoquent en vociférant "encore !"
Il s'agit d'un cacao criollo à l'orange et au piment d'Espelette.
Si, c'est vrai...
Je n'en dirai pas plus, ici on ne cite pas de marques, à part "shaton" et "verbe au vert" à la rigueur :)
Soyez heureux.
Quand on connaît mon amour pour les chocolats, une découverte de ce genre est équivalente à trouver un ballon qui fait "pouic" dans une meule de compost.
Bonheur des sens, papilles qui dansent, capteurs olfactifs qui s'entrechoquent en vociférant "encore !"
Il s'agit d'un cacao criollo à l'orange et au piment d'Espelette.
Si, c'est vrai...
Je n'en dirai pas plus, ici on ne cite pas de marques, à part "shaton" et "verbe au vert" à la rigueur :)
Soyez heureux.
mercredi 3 novembre 2010
Retour aux "affaires"...
Et les affaires, ici, ce sont les romans qui s'écrivent au gré des jours qui fuient.
J'ai entamé il y a dix jours un survol quotidien de mes 14 récits en cours. Celui d'aujourd'hui est le quatrième sur la liste dans la rubrique considérée (ceci afin d'accéder aux précédents extraits).
Rappel : Si vous voulez jouer au relecteur partiel, je vous invite à me dire lequel ou lesquels de ces 14 machins vous voudriez voir édités avant les autres.
Je rappelle en outre que les messages plus anciens traitant de mes récits en cours sont archivés ici.
Et que tout le blogue est archivé, d'ailleurs.
Pardon de le redire à chaque fois, mais c'est une évidence pour moi, qui n'a rien d'évident... pour les autres.
Voici donc aujourd'hui les amants miroirs, ces jeunes gens qui s'aimeront ou pas, c'est vous qui décidez.
TITRE : Les amants miroirs, voix de Clarance, voix de Lionel
GENRE : Romance miroir à deux voix
SYNOPSIS COURT : Lionel et Clarance vivent à Ménilmontant et se connaissent un peu. Il est vendeur de téléphones mobiles, elle est vendeuse en parfumerie. Il est désordonné, dragueur, fêtard, négligent et mange n'importe quoi. Elle est ordonnée, sérieuse, attentive, limite maniaque et fait très attention à ce qu'elle absorbe. Une amie commune, Clotilde, est persuadée qu'ils sont faits l'un pour l'autre et va tenter d'entre-mettre.
Ce roman répond à trois objectifs distincts : proposer la vision subjective de deux personnages différents à l'intérieur du récit, respecter la contrainte d'un nombre identique de lignes pour chacune des deux visions et enfin répondre au souhait de ma compagne de laisser partiellement le choix de la fin aux lecteurs. C'est sur la base des premier et second objectifs que j'ai commencé ce récit, le troisième est une surprise :)))
AVANCEMENT : 250 pages écrites et la certitude de le mettre en relecture bien avant l'hiver. Il me reste toujours à aller au bout de mon idée de "fins alternatives", chose assez compliquée et qui risque de donner des boutons de fièvre à un futur éditeur ;-))
Mais cela peut aussi beaucoup l'amuser, du moins je l'espère...
Petit EXTRAIT des amants miroirs, voix de Lionel en vert, voix de Clarance en violet :
Ce soir là, Clarance considéra qu'elle n'avait pas à faire d'effort particulier pour être belle. Elle ignorait l'être naturellement et croyait dur comme fer, à l'instar de certaines de ses copines, que les messieurs préféraient les bimbos trafiquées aux filles dans son genre. Le cheveu serait fou, l'ongle non limé, les vêtements non repassés, la peau respirerait. Elle serait belle comme un sac de pommes de terre à sa sortie de cave. Elle ne serait pas désirable, surtout pas. Avant de sortir de chez elle, elle ne résistera pas à la tentation de mettre une goutte de "passion bleue" sur le haut de sa gorge.
Lionel a travaillé sa mise pendant près d'une heure. Le coupe-nez pour les poils du nez, le coupe-oreilles pour les "cheveux de lynx", le rasoir trois lames, le baume après-rasage hypo-machinchouette, un peu de fond de teint "spécial mâles", tout le matériel le plus designé est mis à contribution ; chaque objet a été commandé dans le catalogue habituel. Là où l'homme médiocre utilise les ciseaux à ongles pour se couper tout ce qui dépasse, l'homme contemporain possède un noble objet pour chaque tâche. Le résultat est souvent le même qu'avec n'importe quel outil bon marché mais l'intention, l'awareness font toute la différence.
C'est purement professionnel. Ce jeune homme voudra peut-être en acheter à ses greluches...
Clarance n'est pas dupe mais fait mine de ne pas s'en rendre compte. L'équation est simple : sa meilleure amie entremetteuse et célibataire endurcie invite deux célibataires du sexe opposé sous prétexte de passer une bonne soirée...
Jean-Claude Van Damme est aussi abonné à ce catalogue. C'est la pub qui le dit...
De toute façon, Lionel ne sera pas entièrement satisfait du résultat. D'habitude, il ne se pose pas de questions mais là... il voudrait être parfait tout en sachant qu'il ne le sera jamais. Il fait semblant d'ignorer que Clarance s'en moque.
Une fois dehors, Clarance flâne au hasard au lieu de se diriger vers l'appartement de son amie. Après tout, elle ne m'a pas donnée d'heure...
"Ah bin te voilà déjà, siffle Clotilde à Clarance dès sa sortie de l'ascenseur.
- Ouais ouais...
- Nan mais je ne t'avais pas obligé à venir, non plus. Si j'avais su que ça t'embêtait à ce point-là...
- Pas de panique, je suis là, et puis si je suis en retard, c'est tout simplement...
- Nan, t'as pas fait ça ?
- Et si. Je suis allée à mon cours de yoga."
Sur le trajet pourtant court, Lionel se regarde dans toutes les vitrines pour vérifier que la légère brise du soir ne relève pas sa mèche impeccablement aplatie.
"Salut, mon grand, tu es le premier. Ca pulse ?
- Pas mal... j'espérais arriver assez en retard pour découvrir la miss dans ton canapé...
- Ne rêve pas, la "miss" était moyen tiède pour un dîner aux chandelles, même avec moi comme chaperonne, alors je te préviens : vas-y tout doux avec elle, ce n'est pas une gourgandine à prendre et à jeter...
- Oh... Tu me juges bien mal...
- Détrompe-toi, si je devais te juger, tu serais mort."
Les amants miroirs, chapitres 4 et 4bis, Sébastien Haton
J'ai entamé il y a dix jours un survol quotidien de mes 14 récits en cours. Celui d'aujourd'hui est le quatrième sur la liste dans la rubrique considérée (ceci afin d'accéder aux précédents extraits).
Rappel : Si vous voulez jouer au relecteur partiel, je vous invite à me dire lequel ou lesquels de ces 14 machins vous voudriez voir édités avant les autres.
Je rappelle en outre que les messages plus anciens traitant de mes récits en cours sont archivés ici.
Et que tout le blogue est archivé, d'ailleurs.
Pardon de le redire à chaque fois, mais c'est une évidence pour moi, qui n'a rien d'évident... pour les autres.
Voici donc aujourd'hui les amants miroirs, ces jeunes gens qui s'aimeront ou pas, c'est vous qui décidez.
TITRE : Les amants miroirs, voix de Clarance, voix de Lionel
GENRE : Romance miroir à deux voix
SYNOPSIS COURT : Lionel et Clarance vivent à Ménilmontant et se connaissent un peu. Il est vendeur de téléphones mobiles, elle est vendeuse en parfumerie. Il est désordonné, dragueur, fêtard, négligent et mange n'importe quoi. Elle est ordonnée, sérieuse, attentive, limite maniaque et fait très attention à ce qu'elle absorbe. Une amie commune, Clotilde, est persuadée qu'ils sont faits l'un pour l'autre et va tenter d'entre-mettre.
Ce roman répond à trois objectifs distincts : proposer la vision subjective de deux personnages différents à l'intérieur du récit, respecter la contrainte d'un nombre identique de lignes pour chacune des deux visions et enfin répondre au souhait de ma compagne de laisser partiellement le choix de la fin aux lecteurs. C'est sur la base des premier et second objectifs que j'ai commencé ce récit, le troisième est une surprise :)))
AVANCEMENT : 250 pages écrites et la certitude de le mettre en relecture bien avant l'hiver. Il me reste toujours à aller au bout de mon idée de "fins alternatives", chose assez compliquée et qui risque de donner des boutons de fièvre à un futur éditeur ;-))
Mais cela peut aussi beaucoup l'amuser, du moins je l'espère...
Petit EXTRAIT des amants miroirs, voix de Lionel en vert, voix de Clarance en violet :
Ce soir là, Clarance considéra qu'elle n'avait pas à faire d'effort particulier pour être belle. Elle ignorait l'être naturellement et croyait dur comme fer, à l'instar de certaines de ses copines, que les messieurs préféraient les bimbos trafiquées aux filles dans son genre. Le cheveu serait fou, l'ongle non limé, les vêtements non repassés, la peau respirerait. Elle serait belle comme un sac de pommes de terre à sa sortie de cave. Elle ne serait pas désirable, surtout pas. Avant de sortir de chez elle, elle ne résistera pas à la tentation de mettre une goutte de "passion bleue" sur le haut de sa gorge.
Lionel a travaillé sa mise pendant près d'une heure. Le coupe-nez pour les poils du nez, le coupe-oreilles pour les "cheveux de lynx", le rasoir trois lames, le baume après-rasage hypo-machinchouette, un peu de fond de teint "spécial mâles", tout le matériel le plus designé est mis à contribution ; chaque objet a été commandé dans le catalogue habituel. Là où l'homme médiocre utilise les ciseaux à ongles pour se couper tout ce qui dépasse, l'homme contemporain possède un noble objet pour chaque tâche. Le résultat est souvent le même qu'avec n'importe quel outil bon marché mais l'intention, l'awareness font toute la différence.
C'est purement professionnel. Ce jeune homme voudra peut-être en acheter à ses greluches...
Clarance n'est pas dupe mais fait mine de ne pas s'en rendre compte. L'équation est simple : sa meilleure amie entremetteuse et célibataire endurcie invite deux célibataires du sexe opposé sous prétexte de passer une bonne soirée...
Jean-Claude Van Damme est aussi abonné à ce catalogue. C'est la pub qui le dit...
De toute façon, Lionel ne sera pas entièrement satisfait du résultat. D'habitude, il ne se pose pas de questions mais là... il voudrait être parfait tout en sachant qu'il ne le sera jamais. Il fait semblant d'ignorer que Clarance s'en moque.
Une fois dehors, Clarance flâne au hasard au lieu de se diriger vers l'appartement de son amie. Après tout, elle ne m'a pas donnée d'heure...
"Ah bin te voilà déjà, siffle Clotilde à Clarance dès sa sortie de l'ascenseur.
- Ouais ouais...
- Nan mais je ne t'avais pas obligé à venir, non plus. Si j'avais su que ça t'embêtait à ce point-là...
- Pas de panique, je suis là, et puis si je suis en retard, c'est tout simplement...
- Nan, t'as pas fait ça ?
- Et si. Je suis allée à mon cours de yoga."
Sur le trajet pourtant court, Lionel se regarde dans toutes les vitrines pour vérifier que la légère brise du soir ne relève pas sa mèche impeccablement aplatie.
"Salut, mon grand, tu es le premier. Ca pulse ?
- Pas mal... j'espérais arriver assez en retard pour découvrir la miss dans ton canapé...
- Ne rêve pas, la "miss" était moyen tiède pour un dîner aux chandelles, même avec moi comme chaperonne, alors je te préviens : vas-y tout doux avec elle, ce n'est pas une gourgandine à prendre et à jeter...
- Oh... Tu me juges bien mal...
- Détrompe-toi, si je devais te juger, tu serais mort."
Les amants miroirs, chapitres 4 et 4bis, Sébastien Haton
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mardi 2 novembre 2010
De l'intérêt de piétiner son tas de compost
En parlant hier et avant-hier de mon chien qui joue aux baballes, je me disais que j'allais revenir aux sujets sérieux et reprendre la description de mes récits en cours...
Mais voilà, nous avons retrouvé un ballon perdu depuis plus d'un an !
Dans la vie d'un chien et de son maître joueurs, c'est un événement majeur !
L'anecdote est amusante du reste, et je m'en vais vous la narrer tout de go :
En me jetant sur mon tas de compost dans le but d'attraper au vol un autre ballon, j'ai entendu une sorte de "pouic".
Chien et moi avons immédiatement échafaudé plusieurs hypothèses scientifiques :
1/ Mon saut fantastique a libéré une poche d'air, laquelle a produit en s'échappant cette sorte de "pouic".
2/ Un malheureux animal a crié sa douleur, par exemple un petit campagnol qui aura trouvé que son nid serait là aussi chaud qu'odorant.
3/ Le son provenait d'une autre source et était seulement concomitant à mon saut.
4/ Serait-ce ce ballon sonore perdu en octobre 2009 ??
Bref, je suis (aussi) un scientifique alors j'expérimente : je resaute.
"Pouic", toujours aussi faible et lointain, mais incontestablement "pouic". Fifou et moi rayons l'hypothèse 3.
Je creuse un peu et je resaute.
pouic
creuse, saute
pouic (plus fort)
creuse, saute
pouic (de plus en plus fort)
recreuse, resaute
et le voilà !
Jauni et verdi par treize mois passés dans les végétaux en décomposition !
Fifou est trop jeune pour avoir connu ce ballon, qui devient instantanément son préféré, sans doute parce qu'il porte en son plastique l'odeur indélébile de la pourriture la plus saine et parce qu'il émet de merveilleux "pouic" à chaque fois qu'on le presse...
Alors voilà, ce n'est pas ma faute si nos jeux et ris de milieu d'après-midi apportent croustillantes anecdotes à mon moulin à paroles.
Demain, si ça se trouve, je parlerai de ce jouet qui réapparaîtra en haut du cerisier à la suite de la chute des feuilles d'icelui.
Demain, plutôt, nous reviendrons aux récits en cours...
Pour terminer, voici les preuves en images de ce sauvetage miraculeux :
Mais voilà, nous avons retrouvé un ballon perdu depuis plus d'un an !
Dans la vie d'un chien et de son maître joueurs, c'est un événement majeur !
L'anecdote est amusante du reste, et je m'en vais vous la narrer tout de go :
En me jetant sur mon tas de compost dans le but d'attraper au vol un autre ballon, j'ai entendu une sorte de "pouic".
Chien et moi avons immédiatement échafaudé plusieurs hypothèses scientifiques :
1/ Mon saut fantastique a libéré une poche d'air, laquelle a produit en s'échappant cette sorte de "pouic".
2/ Un malheureux animal a crié sa douleur, par exemple un petit campagnol qui aura trouvé que son nid serait là aussi chaud qu'odorant.
3/ Le son provenait d'une autre source et était seulement concomitant à mon saut.
4/ Serait-ce ce ballon sonore perdu en octobre 2009 ??
Bref, je suis (aussi) un scientifique alors j'expérimente : je resaute.
"Pouic", toujours aussi faible et lointain, mais incontestablement "pouic". Fifou et moi rayons l'hypothèse 3.
Je creuse un peu et je resaute.
pouic
creuse, saute
pouic (plus fort)
creuse, saute
pouic (de plus en plus fort)
recreuse, resaute
et le voilà !
Jauni et verdi par treize mois passés dans les végétaux en décomposition !
Fifou est trop jeune pour avoir connu ce ballon, qui devient instantanément son préféré, sans doute parce qu'il porte en son plastique l'odeur indélébile de la pourriture la plus saine et parce qu'il émet de merveilleux "pouic" à chaque fois qu'on le presse...
Alors voilà, ce n'est pas ma faute si nos jeux et ris de milieu d'après-midi apportent croustillantes anecdotes à mon moulin à paroles.
Demain, si ça se trouve, je parlerai de ce jouet qui réapparaîtra en haut du cerisier à la suite de la chute des feuilles d'icelui.
Demain, plutôt, nous reviendrons aux récits en cours...
Pour terminer, voici les preuves en images de ce sauvetage miraculeux :
les outrages de la nature en décomposition et..."
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sans écriture
lundi 1 novembre 2010
S'enfonçant dans le blogue culinaire et les bons sentiments
Déjà trois jours sans parler d'écrits.
Vous eûtes droit à l'assiette de légumes à l'eau.
Puis à la quichaton au saumon.
Et aujourd'hui je suis en panne de message. Je veux dire : je sais très bien de quoi je suis censé vous parler aujourd'hui et cependant je n'en ai aucune envie.
Pourquoi ?
C'est très simple, j'ai des vœux de joie pour tout le monde, des bons souhaits, des gentilles pensées.
Le reste attendra.
Soyez heureux.
Vous eûtes droit à l'assiette de légumes à l'eau.
Puis à la quichaton au saumon.
Et aujourd'hui je suis en panne de message. Je veux dire : je sais très bien de quoi je suis censé vous parler aujourd'hui et cependant je n'en ai aucune envie.
Pourquoi ?
C'est très simple, j'ai des vœux de joie pour tout le monde, des bons souhaits, des gentilles pensées.
Le reste attendra.
Soyez heureux.
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