Le samedi, c'est le jour de "la ville" pour les courses, les envois postaux et autres vernissages artistiques.
J'aime bien dire "la ville" pour une bourgade de 8000 habitants, moi qui ai habité dans une "grande ville" pendant 35 ans.
En rentrant de "la ville", je pensais travailler à mes écrits jusqu'à la nuit avancée... mais notre ami bûcheron m'a livré la suite du bois.
J'ai fini de ranger quand la nuit tombait. Il faisait tellement sombre que je n'ai même pas pu prendre de photo. J'essaierai de l'ajouter demain car le tas est beau.
Donc, je vais seulement commencer à écrire. A 18h40.
"Faut bien rentrer l'bois !" comme on dit chez nous.
Soyez heureux
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samedi 13 novembre 2010
vendredi 12 novembre 2010
Les stères sont volatiles
La journée d'hier fut consacrée pour une bonne partie au rangement annuel du bois de chauffage pour l'hiver.
Du fait de la pluie qui a commencé à tomber vers midi, notre aimable fournisseur n'en a amené que la moitié et nous avons pataugé dans une boue argileuse sombre et collante pour terminer avant la nuit.
J'aime beaucoup ranger le bois. Je ne saurais expliquer la chose autrement que par un atavisme familial fort. Des ancêtres bûcherons, une ferme dans les Vosges à la grange remplie de bûches décennaires...
Sans doute.
Sans doute aussi parce qu'avant même de déménager, ranger le bois était pour moi un des symboles forts de la vie à la campagne.
Et pour faire le nécessaire lien avec mes écrits, il n'est pas rare que mes personnages de romans coupent du bois ou en rangent...
Véronique m'a rejoint pour m'aider à empiler la deuxième moitié, prouvant que les doigts d'une artiste méticuleuse et habile savent aussi manipuler des bûches boueuses.
J'ai pris des photos du résultat, le tas abrité du fond du jardin et celui contre la maison avec des bâches battues par le vent, qui avaient volé çà et là...
Mais pas d'images des travailleurs : l'image du distingué linguiste-auteur et de la douce peintre-sculptrice couverts de boue et de sueur doit rester un fantasme, un souvenir à eux seuls accessible.
Du fait de la pluie qui a commencé à tomber vers midi, notre aimable fournisseur n'en a amené que la moitié et nous avons pataugé dans une boue argileuse sombre et collante pour terminer avant la nuit.
J'aime beaucoup ranger le bois. Je ne saurais expliquer la chose autrement que par un atavisme familial fort. Des ancêtres bûcherons, une ferme dans les Vosges à la grange remplie de bûches décennaires...
Sans doute.
Sans doute aussi parce qu'avant même de déménager, ranger le bois était pour moi un des symboles forts de la vie à la campagne.
Et pour faire le nécessaire lien avec mes écrits, il n'est pas rare que mes personnages de romans coupent du bois ou en rangent...
Véronique m'a rejoint pour m'aider à empiler la deuxième moitié, prouvant que les doigts d'une artiste méticuleuse et habile savent aussi manipuler des bûches boueuses.
J'ai pris des photos du résultat, le tas abrité du fond du jardin et celui contre la maison avec des bâches battues par le vent, qui avaient volé çà et là...
Mais pas d'images des travailleurs : l'image du distingué linguiste-auteur et de la douce peintre-sculptrice couverts de boue et de sueur doit rester un fantasme, un souvenir à eux seuls accessible.
Moins facile car amené par brouettes
en haut d'une bonne petite côte de vingt mètres
dans la boue et les pierres :))
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dans la boue et les pierres :))
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