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vendredi 31 mars 2017

Allez, dès qu'il repasse au-dessus de 15, je vote pour lui

Les sondages actuels, c'est quand même un truc magique : il y a quasi-unanimité pour les critiquer, ils se sont salement trompés sur les dernières élections, mais ils sont quand même au centre des discussions politiques. Ça me sidère ; un peu comme si les acouphènes étaient au centre des discussions sur la musique... bref.
Pour ma part, je ne consulte jamais de sondages, je ne m'y intéresse pas du tout et je m'en porte mieux. En effet, mes convictions ne sont ni à 0,5 ni à 30 %, elles sont intactes.

mardi 31 janvier 2012

Quatre questions à Sébastien Haton

Grâce à un lien tissé initialement au nom de son intérêt pour les œuvres de ma douce (ce que je comprends), j'ai eu l'honneur de répondre aux questions d'une journaliste pour une publication sur son site Chroniklivres, que je vous mets en lien. Avec l'autorisation de Pascale Pineau-Leroux, l'auteure du site, voici ce questionnaire, mes réponses et la photographie choisie pour illustrer le tout :)) 

Quatre questions à...Sébastien Haton, lexicographe, auteur.
 

Quel genre de lecteur êtes-vous ?
J'aime lire et je lis de tout, surtout des romans. Je pratique toutefois la lecture bouche-trous, car chez moi je préfère généralement écrire, travailler sur mes dictionnaires ou m'occuper de mon jardin... Du coup, je dévore mes livres dans les salles d'attente, dans les transports (surtout dans le train), dans les bistrots (entre deux trains), juste avant de m'endormir ou encore dans les conférences qui m'ennuient (mais ne le répétez pas...).
Je suis aussi un re-lecteur. Quand un livre me plaît, je le lis au moins deux fois en laissant un délai raisonnable après la première fois.

Quels auteurs sont des références et comptent pour vous ?
Chaque livre qui m'a plu a compté pour moi. La liste serait trop longue...
Je peux cependant citer des auteurs qui m'ont profondément marqué dans ma vie de lecteur depuis l'enfance : en tout premier la Comtesse de Ségur et Enid Blyton ; puis vinrent Hugo, Balzac, Flaubert et Jules Verne ; puis Tolkien, John Herbert, Roger Zelazny, Orwell et Lovecraft dans le domaine fantastique ; Alphonse Allais, Woody Allen, Roald Dahl dans le domaine humoristique ; Jean d'Ormesson, Umberto Eco, Colette, Jean-Paul Dubois, John Irving, Yukio Mishima... et tout récemment, j'ai été conquis par Terry Pratchett et Haruki Murakami.
Que les centaines d'autres écrivains « qui comptent pour moi » me pardonnent de les avoir omis.

Une lecture en cours ?
J'ai toujours plusieurs lectures en cours, dont une petite moitié de re-lectures. En ce moment, citons 'le dernier continent' de Terry Pratchett (2ème fois), 'Dune' de Frank Herbert (pour la 4ème fois), '1Q84' de Murakami, plusieurs ouvrages de mon éditeur AO-André Odemard et 3 livres dont je vais citer les auteurs dans la réponse à la dernière question !

Quels auteurs et quels titres (plutôt peu connus) aimeriez-vous mettre en avant ?
Trois 'jeunes' auteurs, c'est-à-dire des auteurs de mon âge, si vous me le permettez. De belles personnes qui ont du talent : Anne Percin, pour l'ensemble de son œuvre et notamment 'Bonheur fantôme' aux éditions du Rouergue ; Hélène Gestern et son remarquable premier roman épistolaire, 'Eux sur la photo' chez Arléa ; enfin Frédéric Martinez, surtout spécialiste de biographies très romanesques, notamment un très bon 'Claude Monet' aux éditions Tallandier.

dimanche 31 juillet 2011

Si nécessaire, s'il le faut, si vous le devez...

Je le dis tout de suite, je ne suis pas un grand amateur de citations. Je ne fais aucun effort pour les retenir et je n'en ai guère à offrir spontanément lors d'une soirée entre personnes cultivées désireuses de s'impressionner mutuellement.
En revanche, en bon linguiste qui se respecte, je suis sensible au sens des phrases, aux contextes dans lesquels elles ont été émises, à l'intention des locuteurs qui ont dit ces choses que nous trouvons si importantes, et enfin à leur traduction, s'agissant de citations originales en non-français.

Une des plus célèbres, et que j'entends souvent ces derniers temps, est de Rainer Maria Rilke, le célèbre poète allemand qui aurait dit ceci (une fois traduit) :

"Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit : Suis-je vraiment contraint d'écrire ?"

Souvent, la citation s'arrête là. On sent encore dans l'air le vol délicat et sibyllin des points de suspension. On applaudit, on murmure. Celui-là qui répondra "non" n'est pas un vrai écrivain ni un vrai poète. C'est un imposteur, monsieur le journaliste...

Pourtant, derrière la crayeuse face du poète insomniaque, on ignore plusieurs éléments essentiels :

- En premier lieu, cette phrase est le fragment d'un texte bien plus important et homogène qu'elle le laisserait penser. La réponse à la question sous-tend l'entrée dans une espèce d'initiation, qui mène l'aspirant-poète à faire fusionner son âme avec celle de la nature qui l'environne. De ce fait, la suite de la lettre de Rilke est bien plus cruciale que cette phrase-là, plus connue parce que plus directement accessible à la compréhension. D'ailleurs, elle s'adresse à nous tous qui écrivons plus ou moins : "est-ce que tu te réveilles la nuit parce que tu es vraiment contraint d'écrire ? Non ? Alors, renonce..."

- Le deuxième élément concerne la traduction. Je ne suis pas assez germanophone pour jongler avec la citation originale, mais je suis surpris par le foisonnement des traductions proposées par ceux qui la relaient en français. Je veux essentiellement parler de la dernière phrase :

Suis-je vraiment contraint d'écrire ?
me faut-il écrire ?
Dois-je écrire ?
est-ce essentiel pour moi que d'écrire ? suis-je contraint d'écrire ?
...si vraiment il vous faut écrire
.

Dans mon monde à moi, ces différentes propositions n'ont pas le même sens.
Les hommes politiques modernes le disent souvent, et au fond je les approuve : "cette phrase de moi que vous citez à été sortie de son contexte, et en plus je n'ai pas littéralement dit cela..."
Raison de plus pour se méfier de quelques mots dont le sens apparent nous flatte l'esprit sans nous l'éveiller totalement.

"Ceci surtout :
demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit :
Étais-je vraiment contraint de dépiauter ce rouleau de PQ ?"

mardi 1 février 2011

Titre de livres et personnalité

Un jeu de blogs rigolo vu sur plusieurs blogues que je lis régulièrement : Répondre aux questions suivantes avec des titres de livres.
Le principe m'a amusé et je me suis contraint à n'utiliser que des livres de ma bibliothèque personnelle.

Décris-toi : je suis Candide de Voltaire

Comment te sens-tu : comme Le chercheur d'absolu de Théodore Monod

Décris là où tu vis actuellement : près du Refuge aux perdus d'André Monnier

Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu : dans Le monde selon Garp de John Irving

Ton moyen de transport préféré : Les mots de Jean-Paul Sartre

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Toi, l'immortel de Roger Zelazny

Toi et tes ami(e)s, vous êtes : carrément La planète des singes de Pierre Boulle

Comment est le temps : Jeune est le temps de Lalla Romano (puis-je être plus explicite ?)

Ton moment préféré dans la journée : Kiss kiss de Roald Dahl

Qu’est ce que la vie pour toi : c'est un peu L'oeuvre de Dieu, la part du diable de John Irving

Ta peur : quand Le mort saisit le vif d'Henry Troyat

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Aime-toi, la vie t'aimera de Catherine Bensaïd

Pensée du jour : Je pense à autre chose de Jean-Paul Dubois

Comment aimerais-tu mourir : simplement A la recherche du temps perdu de Marcel Proust

La condition actuelle de ton âme : c'est Le mystère de la patience de Jostein Gaarder

A qui veut le tour :))

Ont déjà joué :

Patty O'Green

Ma mère

Clarence

Soubresaut

Tattoo

Des plaisirs et des nuits

Lucrecia Bloggia

mercredi 1 décembre 2010

Mais qu'est-ce qui tombe et fond après ??

Hier, vous avez été formidablement nombreux à "jouer" en proposant des réponses fort pertinentes à une question bien innocente dont je rappelle le contenu :

Qu'est-ce qui est blanc, qui tombe en flocons et qui recouvre le sol avant de fondre un jour ou l'autre ?

Vous m'avez proposé dans l'ordre :
- Je ne sais pas
- La neige (facile)
- La neize (fazile)
- Le sucre glace parce que pas la purée en flocons
- Un cycliste en polaire pluchante qui choit dans la neige
- Du sel
- Des flocons d'avoine au petit déjeuner

La bonne réponse, si tant était qu'il y en eût une, était le blanc d'œuf battu en neige par un malheureux fracturé du surnumérus de l'épaule gauche.
La preuve en vidéo (s'il vous plaît) avec le blessé dans le rôle du blessé, madame dans le rôle du filmeur et des flocons de polystyrène dans le rôle du blanc d'œuf, parce que vu le temps qu'il fait c'est pas le moment de gâcher de la vraie nourriture...

Ah, j'oubliais ! La vidéo est penchée pour des raisons qui m'échappent. L'appareil l'a téléchargée comme cela et je n'arrive pas à la redresser.
Ce n'est toutefois pas un problème : veuillez tourner votre écran de 90° dans le bon sens.

mardi 30 novembre 2010

Devinet-te cacahuè-te

Une devinette facile pour commencer la journée. Vous pouvez jouer car une chose est sûre : il n'y a rien à perdre.
Réponse en soirée ou demain.
Attention, il n'y a peut-être pas de piège. Peut-être pas.

Qu'est-ce qui est blanc, qui tombe en flocons et qui recouvre le sol avant de fondre un jour ou l'autre ?

A vous de jouer pour ne rien perdre !

"Attention, il n'y a peut-être pas de piège. Peut-être pas."

dimanche 24 octobre 2010

Nos messages sont garantis sans pesticides

A la question "ce projet est-il sérieux ?", je réponds oui.

Après l'avoir initié il y a quelques mois à la suite d'un pari audacieux et innocent, je compte bien rédiger cet étrange objet que j'appelle "j'aurai été jeune deux fois".
Il y a eu un premier extrait prévisionnel, genre confrontation de mondes non parallèles.
Il y en eut un second, style science -fiction fantasmagorique.

La forme finale est à trouver.

Si vous avez envie de participer à la chose, vous qui comme moi aurez été jeunes deux fois (au moins), citez-moi quelque chose dont l'évolution, ou l'apparition, vous a marqué entre les années 1970-80 (ou 90 pour les plus jeunes) et aujourd'hui. Je promets de prendre soin de vos anecdotes... en 2011 :))

Et puisque j'y pense, voici une annonce que je ferai le plus souvent possible : Si vous venez sur ce blogue pour la première fois ou si vous n'y comprenez rien, allez lire ce message dans lequel j'en explicite l'existence.

Soyez heureux et ne consommez pas n'importe quoi.

lundi 11 octobre 2010

Petit rappel d'intentions

Il y a cinq mois, j'ai écrit un message qui expliquait les raisons de la création de mon blogue, ainsi que de son entretien. Il me paraissait alors utile de rappeler régulièrement pourquoi j'étais ici et comment j'en étais arrivé là. Plusieurs de mes nouveaux lecteurs n'ont sans doute pas eu l'occasion de remonter jusqu'à la source. Pour eux, et pour les plus anciens qui ont oublié l'épisode :
Revoici donc l'aventure d'un écriteur en webland !

Afin d'éclaircir le mystère de ma présence en ces murs électroniques et pour justifier mes posts les plus abscons, voici un petit retour sur les origines du mal... Suivez les liens et vous saurez tout :

Il y a presque un millénaire, je travaillais pour la science et sa gloire.

Mais la gloire scientifique n'étant que vanité, j'ai obéi au plus impérieux de mes appels intérieurs.

L'écriture l'a donc emporté sur la recherche, bien que je n'eusse pas définitivement abandonné cette dernière. Mais pour bien écrire il me fallait des trucs, car je souffre d'une forme amusante d'hyperactivité, qui m'oblige à faire plusieurs choses en même temps pour supporter de faire quelque chose. C'est pourquoi j'ai inventé le concept de poly-écriture, m'obligeant à élaborer beaucoup de récits simultanément pour mieux tous les terminer.

J'ai créé ce blogue pour "améliorer ma visibilité sur le web", ainsi que me le conseillait une professionnelle des Arts, et de fil en aiguille j'ai transformé l'écriture simultanée de 14 récits en un véritable projet littéraire, lequel a été retenu pour appel à souscription, et a rencontré le succès espéré. Auparavant, j'avais finalisé l'écriture de quatre récits, dont trois romans, que je propose depuis peu aux éditeurs. Des extraits et des résumés tels que celui-ci en sont donnés çà et là sur le verbe au vert.

Afin que tout le monde sache où en est mon projet, je fais un point précis tous les 14 jours, le dernier ayant été fait le 30 septembre dernier. On y trouve le classement des 14 récits en cours avec le nombre de pages déjà écrites pour chacun. Ce classement permet en outre d'aller consulter la fiche individuelle de présentation des 14, avec titre, genre, synopsis et historique.

Il me semble utile de rappeler que ma motivation initiale et plus que jamais actuelle, mes chers lecteurs et mes chères lectrices, est avant tout d'entrer en contact avec vous.

Soyez heureux.