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mercredi 22 novembre 2017

Apprenez la ventileuse

Une histoire pour vous entraîner chez vous en prévision des fêtes de fin d'année.
Que vous soyez un homme ou une femme, aucune importance, songez juste que l'effet comique est renforcé par la présence de poils aux aisselles.
Prévoyez une robe courte et moulante, revoyez le film Hôtel du Nord et répétez toutes les répliques du personnage qu'incarne Arletty avec le ton. Lorsque vous serez prêtes, apprenez par cœur le texte qui suit.
Effet garanti, déjà testé plusieurs fois en lecture ou sur scène, devant des assistances de 5 à 130 personnes de 5 à 130 ans.
Faites-moi confiance...

"La ventileuse (S. Haton pour la Ruchée, œuvre picturale et textile de Véronique Lafont)

[toisant l'assistance] Qu'est-ce qui y a ? Vous avez jamais vu une vraie ventileuse ?

Justement, j'étais peinarde dans mon alvéole à faire ma ventileuse et voilà t'y pas qu'un apisin mellifère vient m'refiler une nosémose d'enfer après une séance d'enfumage maison. Cest pas qu'j'ai la miellaison tardive ni l'opercule mal embouché, mais faut pas trop m'prendre pour une philanthe. Les syrphidés qui s'prennent pour des abeillons, non merci.
Moi j'aime les hyménoptères, les vrais, les aculéates-mellifères qui s'la racontent pas, les api-niouilleurs qui s'tripotent pas l'gorgeret ! Pour les autres, c'est direct la pince tibio-tarsienne dans la face, essaimage garanti, aller simple pour la ruchée.

J'suis comme ça, moi, j'disperse, j'ventile.

Moi j'veux pas d'un insecte à fleur, j'en veux un qu'ait l'aiguillon d'un ouvrier abeiller, un qui sache m'ébahir l'enfumoir avec son peigne à pollen, et pis un qu'ait pas chopé une acariose en essaimant dans un bar à miel.
C'est pas parce que j'ai la propolis qui s'taille que j'suis mûre pour l'apiculture de trottoir avec des porteurs d'ailes en nida qui m'prendraient pour une préreine facile ! Chuis une mouchette, moi, pas une corbeille à pollen qu'on vient lui astiquer les antennes à la brosse jusque dans l'nid.

[regardant une personne dans l'assistance] Dis donc toi, t'es pas mal, pis tu m'as l'air de pas être du genre à choper une acariose dans un bar à miel...

Mais attention, si l'élu d'mes élytres s'mêle de butiner chez d'autres mouches, mon venin dégagera la miellée, crois-moi qu'la butineuse que chuis ramènera l'faux bourdon à la maison collé à une trique couverte de cold-cream en glu, et qu'il aura l'jabot bas et l'varroa qui f'ra pitié.
J'connais du monde, j'ai des apiculteurs sentinelles à tous les bouts du quartier. Les nymphes qui font leur miel sur le dos de la caste, j'en connais un rayon. On me f'ra pas le coup du remérage à moi, parole ! Le tyran tritri, j'te l'ramène à la ruche comme un aculéate émiellé après étouffage des apidés !

[se tournant vers la "victime"] Alors, toujours volontaire ? File-moi ton bzzzzzéro six, chéri.

N'empêche, moi, quand j'aurai trouvé le bon, on cultivera l'miellat dans notre petit nid d'abeilles, ce s'ra le plus beau rucher d'la région, parole ! Celui qui m'mettra l'éperon au tibia, j'lui f'rai un essaim d'moucherons qu'y aura pas d'orphelinage en vue. Je s'rai sa reine reproductrice en plein vol ! Rien qu'd'y penser, j'ai l'poussoir à pollen qui frétille.

[une pause suspensive, haussement de sourcils] Ah bin oui, c'est ça un poussoir à pollen. C'est que l'monde de la ventileuse, c'est pas qu'un microcosme, c'est pas qu'un art de vivre, c'est aussi du vocabulaire !
[les bras levés, mains derrière la tête] Qu'est-ce que tu r'luques toi ? Eh ouais, une ventileuse ça a des poils sous les bras. Une vraie ventileuse, ça s'épile pas !
Non mais ho.

Nan mais tu sais, moi j'ai la vocation d'nourrice, le nectar à fleur de sein, un guêpier à bambin, que j'suis. Dans mon élevage d'amour, y aura d'la gelée pour tous les p'tits qui bourdonnent, des colonies de gaufres à becqueter et pas une loque à l'horizon.
M'enfin tu vois, chuis pas une charpentière de l'amour moi, j'suis qu'une mouche à miel, une gentille cirière qui fuit les apifuges avec leurs pièges à cire, une piqueuse qui'évite les andrènes qui ramènent les p'tites syrphes et les volucelles innocentes aux alcôves des abeillerolles, des frelons asiatiques, pis ceux-là, c'est pire que des guêpes.
J'ai pas eu la chance d'avoir un couvain peinard, moi, on m'a fait faire mon apprentissage apicole chez des avettes esclavagistes et des xylocopes misogynes. J'ai même pas passé mon CAP d'maçonne, c'est dire si j'ai manqué d'pollen, une abeille laitière sans puceron à traire, voilà c'que j'étais...

[légers sanglots d'émotion] Attends, c'est la jeunesse qui r'monte... Faut la laisser sortir pis s'envoler, tu sais. On est tous comme ça, faut comprendre...

J'aurais bien été assistance sociale pourtant, la protectrice des apiformes et même des taons paumés qu'ont pas eu la chance d'avoir la mellification et les gâteaux d'une mère ; j'aurais été la maman poule des bourdons qu'auraient trébuché dans la planche de vol à la naissance, un peu comme moi quoi... Au lieu d'ça, j'me r'trouve en plein abeillage à risquer l'ozocérite à tous les jours. Pis les gars d'ici, y a qu'la propolisation qui les intéresse, mais chuis pas un tiroir à larves, mince !
N'empêche, toi à qui j'cause, tu s'rais un gentil apivore sans prétention, y aurait pas plus domestique que moi comme apis femelle, tu saisis ?
Allez, faut qu'j'vous laisse, y a l'apicultrice qu'appelle ses reines.

[se tournant à nouveau vers la victime du jour] Pis toi, réfléchis..."
La Ventileuse, la seule, la vraie,
un soir de printemps 2017 à Monthelon.
Un moment inoubliable.

samedi 1 avril 2017

Du rêve au rêve

Parmi mes grands rêves de jeunesse, il y avait ce fantasme de monter sur scène, de faire rire un public et d'y prendre un plaisir immense.
Pour des raisons tout à fait dépendantes de ma volonté, je n'ai pas fait grand-chose pour le réaliser durant les 40 premières années. Le temps d'une enfance, quoi.
Et puis j'ai intégré "en cours de route" une troupe d'amis qui répétait depuis plusieurs mois.
Et puis nous avons joué un premier spectacle ; pas drôle, mais intéressant, avec des textes forts sur lesquels j'ai écrit et interprété quelques lignes au piano.
Et puis nous avons joué un second spectacle ; drôle ; en tout cas, c'est ce qui était prévu... Un spectacle de reprises des plus grands comiques à l'intérieur duquel j'ai glissé quelques textes de ma plume, l'air de rien, avec la complicité bienveillante de mes camarades.

Après 3 représentations, je peux le dire, j'adore ça. Je pourrais en faire une devise : Plutôt que de rêver tes rêves, n'arrête pas de rêver et fais de tes rêves un rêve.
La dernière fut donnée le 25 mars dernier au château de Monthelon, lieu fabuleux qui accompagne mon fantasme de jouer depuis 2008, année où nous avons emménagé à portée de tire-d'aile de l'endroit.


Monthelon, pour moi, a toujours été comme le renard pour le Petit Prince de Saint-Exupéry : une attirance immédiate, le désir inattendu d'apprivoiser le lieu. Puis ce fut l'apprentissage de la patience, ne rien brusquer, ne pas réclamer ; venir, revenir, n'être rien d'autre que moi-même, prendre le temps de découvrir les gens, les laisser me connaître peu à peu ; participer, applaudir, venir en résidence aussi, ne donner que de l'amour, ne proposer que de la joie.
Et puis un jour, alors que le renard et le prince se furent mieux connus et compris, après que le second eut découvert le plaisir de la scène, nous demandâmes humblement à jouer. Et miracle, nous y jouâmes. Une sorte de souffle, un zéphyr sur nos âmes encore étonnées de se retrouver de l'autre côté de la salle, du côté de ceux qui parlent fort, qui saltent arrière, qui montent à la corde, qui roulent des yeux brillant sous les projecteurs.
Il y eut aussi la peine et la douleur qui frappa l'une des nôtres, donnant de la force au mot « troupe », nous donnant à connaître des émotions que seul un groupe peut expérimenter. Jouer ensemble, rire ensemble, pleurer ensemble, nous étreindre après le spectacle les yeux remplis d'une lueur à la nature indicible.
Merci au Château de Monthelon d'avoir permis cela. Merci à mes huit chers amis « comiques ». Et merci au public aimé, près de 80 personnes s'étendant jusqu'à nos pieds.
Monthelon, pour moi, est un miracle.

 ©Isabelle Huberdeau-Houé
Oui, c'est moi sur la photo...

samedi 28 décembre 2013

Un ciel de vie conforme

Il est arrivé et il est tel que nous l'espérions. Les couleurs préservées, la texture agréable, la consistance, l'apparence... Nous en sommes très contents.

Il est arrivé et il est déjà presque épuisé, malgré un tirage ambitieux pour une petite édition, 169 exemplaires, 13*13, 13 âges pour une humanité intemporelle. Presque épuisé... mais seulement presque :-)

La description complète est faite par Véronique sur son blogue :
http://veroniquelafont-latelierauvert.blogspot.fr/2013/12/ciel-de-vie.html

Voici quelques photos ici, les première et quatrième de couverture plus la page des 40 ans.




mardi 12 novembre 2013

Le Ciel de Vie, extraits choisis et description

Les 3 extraits suivants proviennent d'un ensemble de 13 textes écrits pour la sculpture textile monumentale de Véronique Lafont intitulée "Le Ciel de Vie", lequel met en scène 13 âges de la vie d'une personne, de 0 à 100 ans.
Mes 13 textes, un pour chaque âge (0, 1, 5, 10, 20... jusqu'à 100 ans), ont une portée intimiste et universelle. Ils s'adressent directement à une seule personne en espérant toucher tout le monde. Je les ai spécialement élaborés pour l'exposition ARTATOU 2013 durant laquelle le Ciel de Vie a été exposé. Les retours des lecteurs ont été si forts et si insistants que nous avons décidé d'éditer un recueil contenant les textes intégraux et quelques images de l'exposition sur un beau papier, le tout pour un prix très bas.

Morceaux choisis, 3 parmi 13 :

ÂGE 40

C’est le moment de la jeunesse retrouvée, comme si tu avais commencé le décompte à l’envers et que soudain le sablier tentait de se retourner tout seul.

Tu es tellement heureux de vivre que chaque relation avec un autre humain te fait l’effet d’un heureux présent, chaque lien est un bienfait, chaque seconde se fait providentielle.

Tu regardes parfois tes parents, en pleine maturation et retournement de sablier, et tu te dis que tu vivrais volontiers 30 ans de plus au moins, à condition de leur ressembler.

C’est la période de l’attachement le plus fort à la Vie de même que l’acceptation définitive des relations disparues. Tu te rends compte que ta mémoire n’est pas sélective, elle est tout simplement réconfortante. Le présent est merveilleux parce qu’il a la valeur que tu lui donnes.

Les gens qui t’aiment disent de toi que tu as l’air d’aller mieux que « jamais ». Or jamais n’a plus du tout le sens qu’il avait à tes 20 ans.

ÂGE 60

Tu es dans le temps du dilemme, du genre de ceux que connaissent bien les œnologues, lesquels savent que c’est le moment d’ouvrir et de boire les meilleurs vins de leur cave... mais hésitent, car une fois ouverts, il faut les boire et accepter d’y renoncer à jamais.

Tu as choisi d’ouvrir la bouteille et de ne cesser d’y boire sans hâte et sans angoisse, mais non sans gourmandise. Même hélas, c’est également l’époque des premiers départs définitifs, des parents, d’amis plus âgés et d’autres proches qui auront connu leur dernier soir beaucoup trop tôt. Il faut apprendre à conserver les liens vifs seulement par la pensée. Il faut accepter que les attaches acquièrent une dimension quasi mystique. Il est possible de chérir des fantômes. Aimer les survivants peut devenir une question vitale... Et pourtant, pourtant, on te demande d’être dynamique et énergique puisque tu viens seulement d’entrer dans ta troisième vie, l’enfance de la vieillesse, ne plus travailler et t’amuser. Les marchands de jouets t’attendent.

ÂGE 80

Depuis peu, tu te réveilles souvent sans savoir si ton corps et ton esprit appartiennent toujours tous les deux à la même personne. Tu as tissé tellement de liens qu’on retrouve ta trace au-delà de l’atmosphère terrestre, cependant que le monde que tu parcours se rétrécit chaque jour.

Qu’importe au fond que l’Univers soit d’un côté si petit et si grand de l’autre. Bien que tu ne rêves presque plus, il t’arrive la nuit de perdre jusqu’à 79 ans, revenant au temps où tu apprenais à marcher, toi qui apprends dorénavant à accepter de ne plus trop utiliser tes jambes.

50 ans plus tôt, à un âge à peine supérieur au tien actuel, ta propre grand-mère a ponctué des années de bienfaits moraux par le plus beau cadeau que l’on puisse faire à ceux qu’on aime quand on s’endort, en disant « au revoir, je suis heureuse d’avoir vu ce que tu étais devenu avant de n’être plus de chair » plutôt que « je vais mourir, ne pleure pas ». De tous tes souvenirs relationnels importants, c’est le plus fort. Grâce à lui, tu t’es efforcé de devenir comme elle. La barre était trop haute, mais ça valait le coup d’essayer.

 Auteur et Hauteur du Ciel de vie...

dimanche 30 décembre 2012

Pour faire rire les enfants, il détesta Noël...

A l'occasion de la fête de Noël de notre joli village sur la colline, j'ai écrit deux contes destinés à être joués en public... ce que nous fîmes. Après avoir essayé de le refiler à un tiers, le rôle principal m'est revenu : le Père Pas-Noël, sorte de gnome disgracieux tentant désespérément d'évincer le Père Noël pour apporter de l'amertume dans les cœurs et du vide dans les emballages cadeaux.
Il faut dire que j'avais écrit ces contes en les jouant tout seul lors d'un voyage en train. Bien que j'en prononçasse les tirades à voix basse, mes camarades de wagon eurent passablement l'air inquiets par la présence de ce rabat-joie dans leur voiture...

Voici photos à l'appui le premier des deux contes en exclusivité mondiale, après sa "création" en public le 16 décembre dernier.

CONTE 1
LE PÈRE PAS-NOËL

Rouge : Narrateur (voix claire et expressive)
Noir : Le Père pas-Noël (jeu exagéré, voix de méchant sorcier, démarche de gnome)
Bleu : Les parents
Ocre : Enfant 1
Magenta : Les autres enfants (au moins deux)

en vert : indication scéniques

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Connaissez-vous le Père Pas-Noël ?
C'est un monsieur tout bizarre, tout biscornu... et surtout, qui n'aime pas Noël, mais alors pas du tout !

« Je suis tout bizarre, je suis tout biscornu et surtout je n'aime pas Noël ! Et en plus, je suis TRÈS méchant ! »

Ah ! J'ai oublié de vous dire une chose : il dit qu'il est très méchant, mais c'est surtout ce qu'il veut qu'on croie... Au fond, je pense qu'il est plutôt gentil... Mais bon, à cause du Père Pas-Noël, ce n'est jamais Noël dans son village. Tous les enfants du pays se plaignent :

« Pourquoi y a pas Noël ? Pourquoi à Noël, c'est toujours pas-Noël ? »

Mais les parents ne répondent pas, alors les enfants insistent :

« Pourquoi c'est pas-Noël ? C'est à cause du Père Pas-Noël ?
- Malheureux ! Vous allez le faire venir ! »
« Mais oui mais oui ! Faites-moi venir ! On m'a appelé, non ? C'est pourquoi ? Encore une famille qui veut fêter Noël, hein ? Chaque année c'est pareil, ils veulent tous fêter Noël ! Mais moi, le tout bizarre, tout biscornu et surtout TRÈS méchant Père Pas-Noël, je les en empêcherai ! [il shoote dans un tas de paquets, et pousse un petit sapin de Noël pour le faire tomber]
- Au secours, c'est le Père Pas-Noël, [les parents se sauvent et laissent les enfants tout seul avec le vilain monsieur].
- Ha ha ! Je vais aller dans toutes les maisons pour ne pas mettre de cadeaux... et peut-être même pour prendre ceux que je trouverais sur place pour les revendre plus tard sur Internet... C'est que ça coûte cher en légumes, surtout en navets et en pommes de terre, des rennes maléfiques ! »
[le PPN se frotte les mains en ricanant]
« Et pour les enfants les plus gentils, pour leur apprendre à être gentils, je pense pouvoir laisser des saladiers de crapauds séchés, de limaces confites, d'araignées au poivre et de...
- Père Pas-Noël, pourquoi tu fais peur à nos parents ?
- Moi j'ai pas peur !
- Moi non plus j'ai pas peur ! »
[les enfants poussent le PPN, qui se fâche]
« Vous l'aurez voulu, canailles, voilà pour vos cadeaux ! [il reshoote dans les paquets vides] Voilà pour vos décorations ! [il arrache une petite guirlande et marche dessus en grommelant des mots incompréhensibles] Et tiens, puisque vous êtes des enfants très vilains, je pense que je vais vous prendre à mon service pour tirer mon traîneau. [on le voit ramener un vieux carton avec marqué TRAÎNEAU en gros et en majuscules sur le côté] Mes rennes maléfiques sont en grève -soi disant qu'ils ne mangent pas assez de navets...- et j'ai besoin de les remplacer ! Je déteste marcher ! Je déteste Noël ! [il re re shoote dans un paquet vide] J'ai horreur de ça, marcher ! Ca fait mal aux pieds ! Non seulement c'est Noël, mais en plus j'ai mal aux pieds, c'est pas juste !
- D'abord, nous on veut pas remplacer les rennes et puis on n'a pas peur !
- Moi non plus ! »
[les enfants bousculent à nouveau le PPN]
« Aïe ! Ouille ! Mais c'est qu'ils me pinceraient ! Garnements, sacripants ! Gredins ! Andouilles ! Au secours !! »
[Il s'enfuit en hurlant des malédictions rigolotes comme « je transformerai votre chocolat en vers de terre ! »]
« P'pa, M'man ! Revenez ! Il est parti ! On a gagné !
- Il a tout cassé les cadeaux !
- [les parents se montrent, inquiets] Vous êtes sûrs qu'il est parti, hein ?
- Mais oui, faut pas avoir peur ! »
[Derrière, on voit passer le PPN sur son vieux carton, avançant péniblement en grimaçant et en ricanant]
« Je pars, mais je reviendrai ! HIHIHIHIHI ! Et je shooterai dans tous les cadeaux ! »
[Les enfants s'approchent de lui, il se sauve en couinant]
« [face au public] Cette fois, je pense qu'on en est débarrassés au moins pour une année ! »

Et Noël put enfin reprendre son cours normal... même s'il a fallu trois jours pour retrouver le vrai Père Noël qui était prisonnier, ligoté dans une cave sur un tas de navets ! A l'année prochaine. Et rappelez-vous, si le Père pas-Noël essaye de shooter dans vos cadeaux, mettez-le dehors !

 Le secret de la réussite : croire à ce qu'on fait, croire qu'on est celui qu'on interprète ! Mouahahaha !

 Le secret de la réussite : du bon matériel, ici un traîneau fait maison à la proue explicite

 Le secret de la réussite : rire avant de jouer, pas pendant...

 L'ultime secret de la réussite : un costume bien pensé, chaussures usées et dépareillées, vieilles chaussettes de rugby, vieux jean troué, maillot de football jaune pétant, couverture de déménagement, gants de jardinage usés, cravate en sac de pommes de terre, vieux gilet, barbe de quatre jours et bonnet de pirate cousu main par madame !

vendredi 23 novembre 2012

Demain le ciel sera orange, épreuves d'artiste : plus que deux

Deux des quatre "épreuves d'artiste réalisées par Véronique Lafont du roman de Sébastien Haton Demain le ciel sera orange (publié chez AO éditions)" ont été réservées.

Il n'en reste par conséquent plus que deux. Si vous hésitiez, n'hésitez plus.
Les deux exemplaires vendus ont été choisis en fonction des peintures originales de Véronique, qui sont toutes différentes. Vous pouvez découvrir ces quatre peintures sur son blogue sous ce lien.

Les deux encore disponibles sont la 953 et la 954 (ci-dessous). Référez-vous au message précédent du Verbe au Vert pour une vue d'ensemble de l'œuvre picturo-littéraire.


 Livre 3/4 - Peinture n° 953 - v.LaFont

 
Livre 4/4 - Peinture n° 954 - v.LaFont

Suggestion du jour : contactez plusieurs de vos proches et proposez-leur de vous faire un cadeau commun, une épreuve d'artiste de Demain le ciel sera orange !

jeudi 8 novembre 2012

"Demain le ciel sera orange" transformé en oeuvre d'art comme par magie

Ainsi que je l'annonçais dans le message précédent du verbe au vert, quatre exemplaires d'artiste numérotés et signés de mon premier roman seront terminés dans un futur très proche par ma compagne Véronique Lafont, qui a cumulé ses talents et compétences de peintre, relieuse, conceptrice et teinturière pour réaliser l'objet que je vais vous décrire.
L'un au moins des quatre exemplaires étant achevé, je vous présente ici sa description ainsi qu'un grand nombre de photographies prouvant le caractère exceptionnel de ce livre. J'en suis très heureux dans la double mesure que nous collaborons fréquemment sur ses œuvres et que notre collaboration consiste généralement en la commande de mes textes par Véronique. C'est un peu l'inverse cette fois-ci.

Les quatre "épreuves d'artiste réalisées par Véronique Lafont du roman de Sébastien Haton Demain le ciel sera orange (publié chez AO éditions)" sont proposés au prix unitaire de cent euros. Vous pouvez les réserver dès maintenant ou les faire réserver par qui vous offrira l'objet pour Noël ou toute autre occasion.
Ces épreuves comportent les éléments suivants, qui en font toute la valeur artistique :
379 pages, comprenant
- 1 Couverture molletonnée en lin ancien patiné
- 1 Reliure japonaise fait main
- 1 Peinture originale de véronique LaFont 
- le 1er roman-conte futuriste édité de Sébastien Haton (355 pages)
EDITIONS AO, André Odemard, collection Anticipation
4ème trimestre 2011
- 1 Extrait inédit du Tome 2, en exclusivité (9 pages)
- 1 Etui fait main en tissu vintage d'ameublement, ruban de satin


Quelques photographies parlantes et commentées pour vous permettre de comprendre l'ampleur du phénomène :


 L'objet bien au chaud dans son étui en tissu vintage d'ameublement,
ruban de satin, 27 x 23 cm
 "Montre-toi, ô couverture en lin ancien teint naturellement,
ouate et tulle, cire d'abeille et térébenthine !"
 Vu de derrière, la reliure japonaise faite main,
mais pas par celle qui le tient :-)
La "chose" debout.




 Après la reliure, l'étui et la couverture, la grosse surprise de la chèfe :
une peinture originale de véronique laFont !
 Malgré sa sophistication,
l'objet reste un livre tout à fait maniable !
 Au début comme à la fin,
le roman est entouré de calque orange Schoellershammer 100g
 La deuxième exclusivité artistique majeure :
un extrait de plusieurs pages, inédit et non relu, du tome II à paraître.
 Les papiers des pages ajoutées sont
Clairefontaine blanc et beige grisé 160g
ou 80g et Lana ivoire 160g non acide
 Bien entendu, les artistes ont signé !

jeudi 6 septembre 2012

Une exposition à voir, un animal à protéger

Be:e parle de l'abeille. Api be:e api, soyez heureux et sauvez les abeilles, c'est lié. L'exposition commence samedi soir et devrait durer presque un an. C'est à Noyers-sur-Serein, beau village médiéval, dans la galerie de la Porte Peinte. Nous sommes heureux et honorés d'en être.

 Des écrits, des écrits, des écrits... Et des lectures aussi, sous forme de surprise samedi lors du vernissage.

 Une des peintures de véronique,
variations autour de ruches naturelles.

L'incroyable "reine des abeilles"
devant le rucher de toiles,
deux éléments du projet de Véronique qui seront exposés durant Be:e.
Un de mes textes fera partie de l'ensemble,
les autres sous forme de livres seront visibles à part.

 Vue de la belle "ventileuse",
créature consolante hors catégorie,
premier insecte de la collection.

Nous voulions absolument en être, il faut le reconnaître. J'ai essayé de résumer ma démarche et ma méthode ci-dessous en moins de 500 mots ;-)
"Mon très fort désir de proposer des textes pour l'exposition Be:e fut le fruit de deux grandes passions, héritées de l'enfance :
En premier lieu la faune et la flore comme un tout homogène et indissociable. Mes nombreuses fins de semaine passées dans la ferme familiale vosgienne m'ont appris que les animaux et les végétaux ne s'opposent ni se juxtaposent, mais se fondent dans le même ensemble, le milieu, le biote à mes yeux révélés, mes yeux d'enfant émerveillé et reconnaissant.
Ma deuxième passion est toute entière dans le projet : le lexique, le vocabulaire, la façon dont le sens de chaque mot interagit avec chaque sens de chaque autre mot... l'idée que les mots fusionnent eux aussi pour former leur propre écosystème, dans lequel la polysémie tient lieu de dimorphisme.

Avec les années, l'abeille est progressivement devenue mon ”animal préféré”, comme je le disais à l'époque où il existait des animaux que je n'aimais pas. Grâce en particulier à mes parents, apiculteurs amateurs, j'ai appris à reconnaître l'incroyable dépendance qui est à la nôtre envers cet insecte hyménoptère tout entier acquis à notre cause commune : la préservation du vivant par la reproduction naturelle. Les menaces qui pèsent sur elle, les pesticides non sélectifs et les perspectives d'une effrayante agriculture sans pollinisation sont en train de modifier le regard que nous portons sur l'abeille. Je sais désormais qu'il faut urgemment la défendre et à travers elle nous défendre nous-même contre la dureté supposée du monde à venir.

Mon intention initiale fut d'élaborer des textes utilisant tous les termes du champ lexical de l'abeille mais sans jamais parler explicitement du monde apicole. Autrement dit, proposer des écrits purement métaphoriques dont certains susciteraient des interprétations évidentes mais tacites, et d'autres aucune interprétation sinon celle induite par un imaginaire débridé en pleine activité. Pour construire le champ lexical de l'abeille, j'ai fait une recherche dans mon énorme collection de dictionnaires informatisés et en ai extrait tous les termes dont au moins une des définitions contenait le mot « abeille ». J'en trouvai 121, lesquels figurent en totalité dans chacun des textes que je propose.
Partant sans idée préconçue au sujet des thèmes de mes histoires à venir, je décidai de déterminer l'ordre des mots par tirage au sort, un tirage pour un texte, en découpant 121 petits papiers, chacun portant un vocable, et en les mélangeant dans un chapeau. L'idée d'écrire avec un ordre contraint fait moins que m'embarrasser : cela m'aide. En général, mon imagination s'emballe à la simple vue de la liste de vocables aléatoirement constituée. Les premiers mots donnent souvent le ton et le thème, et le reste suit de façon plus ou moins fluide et rapide, mais toujours en accord avec les choix précédents. Dans cette optique, la forme et le sens du texte que vous avez sous les yeux sont autant le fruit du hasard que des décisions prises par l'auteur dès le démarrage de l'écriture."

Et un extrait, quand même :
 
« Cette nosémose devient insupportable, lui dit-il en regardant derrière lui.
- Fermez votre opercule et faites-moi confiance. Je suis une apis de niveau cinq. Quand mes ailes sont en feu, les faux bourdons brûlent pas le simple souffle de mon passage. »
A ces mots pleins d'espoir, la loque qui le gênait cesse de le démanger.
« Vous êtes une vraie fleur, pas une de ces larves qui...
- Je vous arrête tout de suite, l'avette. Tant que les varroas vous colleront au train et que les taons vous bourdonneront après, n'essayez pas de flirter. Essayez de vous souvenir que je suis une apivore avant qu'on arrive au rucher. »
Il passe sa brosse d'antennes dans les cheveux en essayant d'oublier l'essaim qui est à ses trousses autant que la butineuse qui le conduit, une pince tibio-tarsienne sur le volant et l'autre par la fenêtre. S'il avait su que cette affaire serait aussi peu du gâteau, il n'aurait jamais quitté sa vie d'hyménoptère pur citadin, vivant dans une colonie urbaine au milieu d'avenantes syrphes tartinées de cold-cream, de ventileuses du dimanche ou de cirières distribuant leurs légumes dans des corbeilles à pollen chaque jour de marché. La mouchette qui l'accompagne a une allure de mangeur-d'abeilles, apiphage aux dents aiguisées, sans doute issue d'un couvain de piqueuses élevées à la gelée royale. Elle aura développé un apisin mortel qu'aucun autre élevage ne pourrait égaler...
Il cesse de penser, voyant qu'un frelon asiatique tente de dépasser la préreine en lâchant sur eux une salve d'enfumoir depuis sa jaguar.
« Je fais de l'ozocérite ! râle-t-il en toussant pitoyablement dans le bourdonnement des apidés patibulaires qui se rapprochent.
- Taisez-vous et laissez la mouche faire son miel ! » lui lance-t-elle sévèrement.
Tout en conduisant, la nymphe guerrière brandit un pistolet à pollen en direction de leurs poursuivants. Son air mellifère provoque un étouffage de son passager qui suffoque, en proie à une violente et subite acariose.
« Comme sentinelle, vous ne valez guère mieux qu'un éristale qui voudrait se faire passer pour un xylocope ! » lui lance-t-elle méchamment tandis que le véhicule ennemi se rapproche de la planche de vol.
Elle gare ses antennes au moment où une philanthe lance son gorgeret vers la nourrice.
« Cette caste de guêpiers est des plus coriaces, mais ils vont apprendre ce qu'est une vraie charpentière... Vous savez vous servir d'un nida ?
- C'est que... à part en apiculture et en abeillage, j'étais assez mauvais en sports de jet à l'école... »

Une exposition à voir absolument. Vous avez dix mois...

jeudi 16 août 2012

Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes de l'Yonne, du 17 au 19 août chez nous

Cette fin de semaine se tiennent les POAAY. L'atelier de Véronique sera ouvert et exposera notamment de nombreuses peintures de tous formats ; vous y trouverez également mes livres ainsi que bien sûr les livres-objets qu'elle conçoit à partir des textes qu'elle me commande.
Sans oublier les célèbres Créatures Consolantes et leurs jeunes cousines les Figures Drolatiques !

Des liens à suivre pour en savoir plus, ou plutôt pour tout savoir :
http://veroniquelafont-latelierauvert.blogspot.fr/2012/08/poaay-2012.html
http://lenversduverbe.blogspot.fr/2012/08/portes-ouvertes-des-ateliers-dartistes.html

L'affiche de la manifestation, sympa et rigolote :

mardi 31 juillet 2012

Mais dites-moi donc...

Voilà, mes chers lectrices et lecteurs d’habitude et de passage, j'ai enfin terminé la mise à niveau de mes récits achevés ou en cours. Moi-même je ne savais plus combien il y en avait...
Je vous ai épargné les projets très peu avancés ou presque abandonnés. Je ne vous ai pas non plus dévoilé un ou deux roman(s) en préparation qui ne seront mis en chantier que si j'ai le feu vert de tiers éventuellement concernés. Cela reste à suivre.
En attendant, nous avons donc 18 romans et 14 non-romans dans la boîte à shaton.

Bonne nuit...

lundi 26 mars 2012

L'article, le premier

Article de Françoise Lafaix en pleine page paru dans l'Yonne Mag du samedi 17 mars 2012 :

Rencontre avec Sébastien Haton
Y sont mentionnés mes écrits, mon travail lexicographique et ma participation aux œuvres de Véronique. Heu-reux !
L'est-y lisible ?

jeudi 29 décembre 2011

De quoi parlez-vous, jeune homme ? Tome III

J'avais prévu de faire tous les 6 mois environ sur ce blogue une sorte de remise à niveau. En d'autres termes, vous expliquer pourquoi ce blogue existe, qui je suis, ce que je fais (vraiment), ce que je vais faire...
Pas un bilan ni un examen de conscience, juste une sorte de présentation de bienvenue pour mes nouveaux amis internet qui ne connaissent que mes derniers messages, et un petit rappel pour celles et ceux qui me suivent depuis plus longtemps mais qui ne sauraient pas tout de ma vie :)

Il y a 6... non, 10 mois, donc, je vous écrivais ceci :

"Le verbe au vert n'a pas été ouvert par hasard. Il avait et a toujours une finalité qui est de rendre compte de mes activités d'écriture et de tout ce qui leur est associé.
Tous les deux ou trois mois (sic), je remets en avant les causes de l'existence et de la résistance de ce blogue. Plusieurs de mes nouveaux lecteurs n'ont sans doute pas eu l'occasion de remonter jusqu'à la source. Pour eux, et pour les plus anciens qui ont oublié l'épisode, revoici donc l'aventure d'un écrivasseur en webland :

Afin d'éclaircir le mystère de ma présence en ces murs électroniques et pour justifier mes posts les plus abscons, voici un petit retour sur les origines du mal... Suivez les liens et vous saurez tout :

Il y a presque un millénaire, je travaillais pour la science et sa gloire.

Mais la gloire scientifique n'étant que vanité, j'ai obéi au plus impérieux de mes appels intérieurs.

L'écriture l'a donc emporté sur la recherche, bien que je n'eusse pas définitivement abandonné cette dernière. Mais pour bien écrire il me fallait des trucs, car je souffre d'une forme amusante d'hyperactivité, qui m'oblige à faire plusieurs choses en même temps pour supporter de faire quelque chose. C'est pourquoi j'ai inventé le concept de poly-écriture, m'obligeant à élaborer beaucoup de récits simultanément pour mieux tous les terminer.

J'ai créé ce blogue pour "améliorer ma visibilité sur le web", ainsi que me le conseillait une professionnelle des Arts, et de fil en aiguille j'ai transformé l'écriture simultanée de 14 récits en un véritable projet littéraire, lequel a été retenu pour appel à souscription, et a rencontré le succès espéré. Auparavant, j'avais finalisé l'écriture de quatre récits, dont trois romans, que je propose depuis plus d'un an aux éditeurs. Des extraits et des résumés tels que celui-ci en sont donnés çà et là sur le verbe au vert.

Afin que tout le monde sache où en était mon projet, je faisais en 2010 un point précis tous les 14 jours, le dernier ayant été fait le 23 décembre dernier. On y trouvait à chaque fois le classement des 14 récits en cours avec le nombre de pages déjà écrites pour chacun. Ce classement permettait en outre d'aller consulter la fiche individuelle de présentation des 14, avec titre, genre, synopsis et historique.
Depuis le 1er janvier, je me suis efforcé de faire le bilan précis de chacun des 14 récits (voir les billets du 1er janvier et de tous les jours suivants) ainsi qu'un bilan général.
Le blogue, après un an et deux mois d'existence, est sorti du carcan contraignant et exaltant du projet des 14 récits. Il ne faut plus en parler sous cette forme, mais considérer que chaque récit et roman existe par lui-même et a vocation à être lu. J'espère avoir bientôt l'occasion d'annoncer de bonnes nouvelles éditoriales dans les prochains mois.
En attendant, j'ai ouvert un autre blogue intitulé L'envers du verbe dans le but de parler d'autre chose sans mélanger les humeurs et la littérature.
Par ailleurs, la navigation sur le verbe au vert est facilitée par un archivage systématique de tous les messages qui y sont publiés. Le nombre de ces messages ayant fortement augmenté, une refonte de cet archivage est envisagé.
"

Depuis ce mois de février, plusieurs choses se sont produites et sont venues enrichir le résumé ci-dessus.
En premier lieu, deux ouvrages sont sortis, un premier collectif, Les Rimotises, dont j'ai abondamment parlé en son temps, puis mon premier roman publié, demain le ciel sera orange. Ce dernier, après un peu plus d'un mois de vie, est presque épuisé, ce qui ne doit pas vous empêcher d'en réclamer encore. Après tout, le meilleur et peut-être le seul moyen de le faire retirer est de le commander !
Ensuite, j'ai entamé une longue et fructueuse collaboration pour l'écriture d'un dictionnaire de langue française, un projet tout à fait passionnant et qui tombe pile dans mes compétences et dans le bon timing... alors que je viens d'achever un cycle d'écriture intense.
J'ai également développé la visibilité de mes travaux sur divers réseaux desquels je me défiais autrefois faute de les connaître. Je reste circonspect, mais je ne néglige aucun outil pour poursuivre mon entreprise de visibilité.
Enfin, de nombreux détails plus ou moins signifiants, dont le plus important est sans doute le développement de la collection des livres-objets par ma compagne, eux aussi mis en valeur sur le ouèbe, livres qui nécessitent pour un grand nombre d'entre eux des textes plus ou moins longs que je m'empresse d'écrire pour Elle.
J'ai donc trois métiers et une seule vie. C'est assez magique de penser que, pour l'instant, j'y arrive...

Et puis, il y a vous. Vous les blogueuses et blogueurs, les commentateurs et commentatrices, les autres visiteuses et visiteurs qui passent discrètement mais dont la présence m'effleure et me réjouit également, les proches, les fans, les artistes dont les sites m'enchantent, les nouveaux amis virtuels, toute "la gang" du net qui ne cesse de grandir chaque jour.
Ce blogue a été ouvert initialement pour que je me montre ; en réalité il m'a servi à entrer dans un fragment d'humanité plein d'êtres intéressants et chaleureux, et cela me réjouit grandement.

Soyez heureux.

jeudi 8 décembre 2011

Rappel : dédicaces à Lyon

Dernier rappel avant mon "envol" pour Lugdunum : je dédicace à Lyon ce samedi :

http://sebastienhaton.blogspot.com/2011/11/dedicaces-lyon.html

Mes horaires de présence à la librairie sont légèrement différents de ceux affichés en raison de l'heure d'arrivée de mon train. L'on pourra me voir de 11h10 à 13h, puis de 15h à 18h.
Vous y serez probablement accueilli par des sourires et de la bonne humeur :)

lundi 28 novembre 2011

Dédicaces à Lyon

Le samedi 10 décembre, je serai à Lyon pour une séance de dédicaces à la librairie “Agora presse et cætera” 57, cours Vitton, Lyon 6e  (10h-12h et 16h-18h).
Un grand merci à Valérie et Christophe Gilotin, les gérants de la librairie.


Venez nombreux et faites passer !

Je vous rappelle également la présentation officielle de l'auteur et du roman à Paris le 03 décembre, sur invitation uniquement. Pour obtenir celle-ci, écrivez-moi sur yaouh !

mardi 1 novembre 2011

Entre les mains du dernier faiseur

J'en annonçais la dernière lecture très récemment.

A l'heure qu'il est, un imprimeur s'occupe de son cas. Si ça se trouve, certains exemplaires sont déjà façonnés...
Dans très peu de temps, vous saurez comment faire pour l'acquérir. En attendant, voici la page officielle d'annonce sur le site des éditions AO :
http://ao-editions.blogspot.com/2011/10/nouveautes-automne.html

Un aperçu de la couverture réformée :