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lundi 26 mars 2012

L'article, le premier

Article de Françoise Lafaix en pleine page paru dans l'Yonne Mag du samedi 17 mars 2012 :

Rencontre avec Sébastien Haton
Y sont mentionnés mes écrits, mon travail lexicographique et ma participation aux œuvres de Véronique. Heu-reux !
L'est-y lisible ?

vendredi 15 juillet 2011

Un PLI dans votre maison...

C'était annoncé dans le message précédent : un extrait de mon premier roman avec des vrais bouts de PLI dedans ! Il est assez long, c'est cadeau... en attendant la publication du texte entier pour... un jour, peut-être.

La nuit agitée s'achève, tout le monde est plus ou moins bien réveillé car la fête s'est prolongée fort tard. Personne n'a la gueule de bois parce qu'on ne boit pas beaucoup d'alcool dans notre tribu, à part peut-être mon beau-frère Allan. Lui c'est un gars du Nord, il a l'habitude et les boyaux blindés. Nous autres sommes des petites natures qui buvons à petites lampées et nous excusons d'avoir le verre toujours plein quand vient le moment de le remplir à nouveau.
Je suis levée depuis plus de trois heures quand les autres pointent le bout du nez. Marine, Lisa et la bondissante Saya m'accompagnent car elles ont eu une nuit presque normale, elles. C'est Catherine qui débarque la première, incapable qu'elle est de rester au lit sans dormir quand d'autres personnes s'agitent dans la maison. Lorsqu'elle entre dans la cuisine, les vestiges du repas de réveillon ont disparu et tout est déjà débarrassé, nettoyé et rangé.

"Bonjour les petits bouchons ! fait-elle en arrivant.
- Bonjour Tantine, répondent les filles en duo impeccable pendant que Saya vient flairer la bonne odeur matinale de la première levée.
- Bin dis donc, t'as pas chômé ! Mais t'es levée depuis quelle heure ?
- Huit heures à peu près... Je te fais un café ?
- T'en as du tout prêt à faire réchauffer ?
- J'ai déjà tout bu de la première cafetière. Attends, bouge pas, je m'occupe de tout. Tu prends ce que tu veux, hein. J'ai sorti les pains de reste, les confiotes, le beurre..."

Il ne faut pas lui dire deux fois de prendre ce qu'elle veut en tartines, à Dame Catherine. Quand sa mère n'est pas dans les parages, elle est parfaitement à l'aise, comme chez elle... carrément chez elle, en fait. En tout cas, elle n'a pas besoin d'une heure, d'une douche ou d'un café pour être de bonne humeur, diserte et souriante. Saya monte sur ses genoux pour participer à la fête des miettes de pain beurré. Je m'interpose mollement.

"Saya, descends de là !
- Laisse donc, va, de toute façon elle n'écoute rien...
- C'est bien ça le problème. Imagine si tout le monde était comme elle dans cette maison, je m'arracherais les cheveux en permanence.
- Je vois ça d'ici : 'Marine, finis ton assiette !', 'nan !'. 'Lisa, fais moins de bruit !', 'NAAAN !!!!'. 'Chéri, sors les poubelles !', 'NAAAAAAAN !!!'.
- Je pensais surtout à monter sur tes genoux pour lécher des saletés sur la table... Si Lisa et Marine le faisaient aussi... tu vois le genre ?
- Hihihi, on veut monter sur les genoux ! rigolent les filles qui n'en perdent pas une miette elles non plus.
- Mmh, j'adore tes confitures Sylvie. Elle est à quoi celle-là ? Je la connais pas..
- Cynorhodon-gingembre, c'est un essai...
- Ouah, c'est réussi, j'aurais jamais pensé à associer le gingembre au cyré... à ce machin de fruit au nom bizarre."

J'aime faire des confitures et surtout expérimenter des parfums nouveaux et des associations originales. Catherine a devant elle melon-citron, orange amère-cannelle, tomates vertes-haricots rouges (une demande spéciale de Marc, c'était sans doute une blague mais il est prévenu : il doit finir le pot !) et cynorhodon-gingembre. Les grandes classiques à fruit unique sont sagement rangées dans le placard, ce sont les miennes et je m'en régale toute seule les jours d'école.
Quand les filles sont devant leurs maîtresses et Marc devant... son ordinateur de bureau, je m'accorde une dégustation dans les règles. S'il fait beau, je mets ma chaise face au soleil, la tablette de desserte juste à côté de moi. Il me faut des gressins longs sans goût, les plus neutres possibles, pour les tremper dans les pots à délices. Tout en suçotant mes bâtonnets de gelée de mûres ou de coings, de confiture de fraises ou de griottes, je contemple le jardin qui court jusqu'au bois du bas de la colline. Je pense aux broussailles qu'il faudra élaguer, je songe aux légumes qui seront bientôt à cueillir. Ma tête se vide et mes neurones s'engluent avec délices dans les gelées de fruits sucrées. Mes rêveries sont en général entrecoupées d'assauts très intéressés de Saya le petit monstriau à quatre pattes. Les petits lévriers italiens sont minuscules, la nôtre pèse tout juste quatre kilos à deux ans, mais ils sont montés sur ressorts. Quand Saya convoite votre nourriture dans son trajet de votre main à votre bouche, elle se dresse sur ses pattes arrière, comme une mangouste suricate, et danse et bondit sur place jusqu'à ce que vous l'ayez nourrie ou qu'elle soit sûre que l'aliment que vous venez d'avaler ne ressortira pas. Et si vous ne la regardez pas danser, elle finira sur vos genoux, qu'ils soient croisés ou serrés, à deux mètres du sol comme à terre. Un PLI dans votre maison, c'est la certitude de ne jamais vous égarer dans de paisibles somnolences. Et si vous vous avisiez de l'enfermer dans une pièce un peu isolée dans l'espoir de disposer d'une petite plage de repos, vous entendriez les hurlements de souffrance les plus déchirants qui aient jamais été produits dans votre périmètre. A moins de disposer d'une cellule insonorisée, et encore... vous ne pouvez pas ignorer que vous êtes l'heureux propriétaire d'une insaisissable étincelle.
Ainsi mon esprit était en train de s'égarer dans ma cuisine jaune en pensant à toutes ces confitures disposées sur la fameuse nappe provençale. Si ! Vous savez bien, cette nappe jaune avec des grappes d'olives fraîches : Une personne sur deux en a une chez elle. Ou ça ou les serviettes, les casseroles ou les napperons. Moi j'ai toute la collection, même les couverts et les sous-verre, ça me rappelle le soleil sous lequel je n'ai pas vécu.

"Bin t'es où ? m'interpelle la Catherine aux commissures ointes de gelée.
- Moi ? Je suis nulle part... ou quelque part entre le printemps et le soleil...
- C'est bizarre d'aimer autant le soleil comme toi et de détester la chaleur en même temps.
- Qu'est-ce que tu veux, c'est comme ça.
- Ils dorment encore, les autres ?
- Sans doute, sinon ils viendraient.
- Maman viendrait, mais les hommes je suis moins sûre. Surtout Allan. Celui-là, c'est un vrai sac à vin qui ronfle et qui pète. Et le matin, tu peux faire venir l'aéroport de Longeron devant la piaule : que dalle, y a personne !"

C'est la première fois que j'entends Catherine dénommer son mari de façon aussi péjorative. Le "sac à vin" avait toujours été un "lapin", un "bichon chéri" ou dans les moments les plus exaltés un "léopard des neiges". Comme tout le monde, Cath' vieillissait et son regard sur les choses changeait. Bientôt, elle appellerait sa mère "la vieille peau", elle divorcerait et irait s'installer en Nouvelle-Calédonie. Et pourquoi pas ?
Ca ne me plaît pas trop d'entendre ma belle-sœur parler de son mari en ces termes. Aussi je fais comme font les gens et comme je fais toujours quand quelque chose me déplaît : je me tais...
Du bruit nous parvient des escaliers. Un zombie de la nouvelle année va certainement apparaître et envahir le secteur de restauration matinale avec d'inquiétants borborygmes. Catherine lance les paris :

(...)
à suivre

La crème au beurre, chapitre 3, Sébastien Haton

mardi 12 juillet 2011

fin de semaine en jurassique

Le Jurassique est une période de la Préhistoire, la seule que tout le monde connaît (de nom) grâce à un titre de film, film que je n'ai d'ailleurs jamais trouvé très bon pour ma part.
Mais le Jurassique, c'est aussi et surtout une sorte de lieu-dit magique et merveilleux, coincé derrière un crêt entre deux très beaux villages, quelques vignobles et les villes de Beaufort, d'Orgelet et de Lons.
C'est à peu près là que nous avons passé notre fin de semaine chez nos chères amies Jézabel et Architéa (les noms sont modifiés afin qu'on ne les reconnaisse point), entourés de quelques dizaines de lutins qui ressemblent à ça :

Le petit lévrier italien, "mieux" connu sous l'abréviation PLI

Un chien extraordinaire
réservé aux amateurs d'animaux éveillés, vifs, collants, espiègles
et j'en passe des qualificatifs dithyrambiques.

Le PLI est peu connu car il est très rare. Pourtant, de nombreuses peintures de la Renaissance témoignent de leur présence dans les cours royales ainsi que dans les meutes de chasse des grands seigneurs. On le trouve en outre sur de nombreuses tapisseries médiévales.
Ceux que nous aimons sont là-bas.

Demain, sûrement, un petit extrait d'un de mes romans mettant en scène l'animal, dont nous possédons un exemplaire chez nous...

vendredi 24 décembre 2010

Sieste de Nouël

C'est Nouël, les enfants et les voyageurs au long cours dorment un peu.
J'en profite pour venir souhaiter une excellente fin d'année à tous les visiteurs égarés qui passeront ici en ce jour.

Pendant la sieste de mes neveux (et de leurs parents), les petits chiens ne dorment pas, eux...
La preuve dans ce petit film, qui est la suite d'un premier mis en ligne il y a quelques semaines :


vendredi 3 décembre 2010

"Tu vas payer, gredin !"

Quand le plus petit lévrier du monde a faim, il peut s'attaquer à des molosses trois fois plus lourds que lui.
Ces molosses ont en général comme mission de ne pas dévorer le plus petit lévrier du monde.

La preuve en images, parce que je prends goût à la vidéo en ligne, dans le bon sens cette fois :))


dimanche 28 novembre 2010

35 ans de baballe

Chers tous, j'écris toujours d'une seule main car le docteur avait raison : ça fait mal d'utiliser les deux.

Aujourd'hui, rétrospective "ballon", un mot que j'ai dû prononcer dès le berceau, contrairement à ce que ma famille prétend.
Quand j'étais petit, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand j'étais moins petit, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand j'étais encore moins petit, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand je n'étais presque plus petit, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand j'étais presque grand, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand j'étais grand mais moins que maintenant, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.

Et à présent...
J'adore jouer au ballon dans la neige...
Mais il y en a un qui adore ça encore plus que moi.

"Parfaitement, messieurs les clercs,
la Terre est une sphère et elle tourne autour du soleil !"

Notez mon écharpe (de bras) en soie,
ma splendide casquette rouge et mes gants de bûcheron !

Soyez heureux.

mardi 2 novembre 2010

De l'intérêt de piétiner son tas de compost

En parlant hier et avant-hier de mon chien qui joue aux baballes, je me disais que j'allais revenir aux sujets sérieux et reprendre la description de mes récits en cours...
Mais voilà, nous avons retrouvé un ballon perdu depuis plus d'un an !
Dans la vie d'un chien et de son maître joueurs, c'est un événement majeur !

L'anecdote est amusante du reste, et je m'en vais vous la narrer tout de go :

En me jetant sur mon tas de compost dans le but d'attraper au vol un autre ballon, j'ai entendu une sorte de "pouic".
Chien et moi avons immédiatement échafaudé plusieurs hypothèses scientifiques :
1/ Mon saut fantastique a libéré une poche d'air, laquelle a produit en s'échappant cette sorte de "pouic".
2/ Un malheureux animal a crié sa douleur, par exemple un petit campagnol qui aura trouvé que son nid serait là aussi chaud qu'odorant.
3/ Le son provenait d'une autre source et était seulement concomitant à mon saut.
4/ Serait-ce ce ballon sonore perdu en octobre 2009 ??

Bref, je suis (aussi) un scientifique alors j'expérimente : je resaute.
"Pouic", toujours aussi faible et lointain, mais incontestablement "pouic". Fifou et moi rayons l'hypothèse 3.
Je creuse un peu et je resaute.
pouic
creuse, saute
pouic (plus fort)
creuse, saute
pouic (de plus en plus fort)
recreuse, resaute
et le voilà !
Jauni et verdi par treize mois passés dans les végétaux en décomposition !
Fifou est trop jeune pour avoir connu ce ballon, qui devient instantanément son préféré, sans doute parce qu'il porte en son plastique l'odeur indélébile de la pourriture la plus saine et parce qu'il émet de merveilleux "pouic" à chaque fois qu'on le presse...

Alors voilà, ce n'est pas ma faute si nos jeux et ris de milieu d'après-midi apportent croustillantes anecdotes à mon moulin à paroles.
Demain, si ça se trouve, je parlerai de ce jouet qui réapparaîtra en haut du cerisier à la suite de la chute des feuilles d'icelui.
Demain, plutôt, nous reviendrons aux récits en cours...

Pour terminer, voici les preuves en images de ce sauvetage miraculeux :

"Alors oui, comme vous pouvez le constater, cette baballe a subi
les outrages de la nature en décomposition et..."


"Touche pas à ça, gredin, si tu tiens à tes doigts !!"


dimanche 31 octobre 2010

La quichaton se décline

Je constate que vous avez beaucoup apprécié mes histoires de cèleri-rave et de navets d'hier ;))

Alors sachez qu'aujourd'hui j'ai essayé une nouvelle version de la célèbre quichaton (et suite) en remplaçant la poitrine de porc par du saumon fumé. La recette reste la même à la différence que je ne fais pas revenir le saumon avec les oignons et les champignons.
Certes, cela impose d'abandonner l'élevage de cochons au profit de l'achat d'un fjord en Norvège, mais si vous m'en croyez mignons et mignonnes, le résultat sera à la hauteur de l'investissement : un régal.
Pour les amateurs, je peux publier la recette de la quiche au saumon version shaton sur ce blogue, il suffit de demander.

N'ayant aucune présence d'esprit, j'ai évidemment oublié de photographier la prouesse. A la place, je vous propose une image de mon chien, qui a 1 an aujourd'hui. Ah oui, c'est aussi une photo de moi. Bin oui, c'est comme ça.

"Rends-moi ce potimarron, c'est MON cadeau !
c'est MON anniversaire !"