Voilà, pendant 24 heures, j'ai été Charlie. Comme tout le monde, comme un mouvement irrépressible, puissant et nécessaire.
Mais aujourd'hui, je ne suis plus Charlie. Pourquoi ? C'est très simple, je n'en suis pas digne.
Toutes les personnes qui ont fait et font ce journal sont infiniment plus courageuses et intéressantes que moi.
Il y a deux jours encore, presque tout le monde détestait Charlie. A part quelques illuminés anarco-gaucho-anticlérico-écolo-anticapitalisto-altermondialo-mécréants pathologiques. Peut-être en étiez-vous, et je vous en félicite, mais à part ceux-là tout le monde détestait Charlie.
Charlie était féroce, méchant, impitoyable. Charlie raillait les fondamentalistes de toutes les religions, les nationalistes, les politiciens corrompus, le capitalisme sauvage, la société décadente et satisfaite, l'Occident aveuglé par ses propres vertus. Charlie choquait, faisait grincer des dents. Leurs dessins révulsaient. Il y avait bien peu de voix pour les soutenir.
C'est égal, cependant. Durant 24 heures nous fûmes tous Charlie, sans hypocrisie et en toute spontanéité.
Mais aujourd'hui, moi, je ne suis plus Charlie. Je suis celui qui est infiniment reconnaissant pour tout ce que ses membres ont fait et pour cet élan solidaire que la tragédie d'hier à généré. Je suis infiniment triste aussi à l'idée que nous allons devoir vivre dans le souvenir de leur atroce disparition, de même que celle des agents de police qui ont été tués avec eux.
Je ne suis plus Charlie parce que je suis rendu à ma condition de petit être désemparé, muni du seul espoir qui vaille : que cet événement donne à toutes les personnes qui le veulent la force de désirer vivre ensemble en acceptant d'être différents.
Je ne suis plus Charlie parce que Charlie a marché seul pendant des années et que je n'ai pas le droit de porter son nom.
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jeudi 8 janvier 2015
vendredi 17 décembre 2010
La route qui mène au salon est plus longue qu'un jour sans pain
Des mois que j'essaie d'aller me faire couper les cheveux dans mon salon favori.
Impossible...
Des fois je tombe sur le côté, je me fracture des os qui n'existent pas et je dois rester chez moi.
D'autres fois, je suis guéri mais le sol est recouvert par toutes sortes de cristaux emmêlés.
Ou encore c'est le verglas qui s'y met...
C'est une sorte de complot dérisoire qui me laisse avec une tignasse folle dont les pointes me chatouillent les paupières. Quand je me rase, je dois contourner mes rouflaquettes... et mes cheveux de clown (ceux qui sont au-dessus des oreilles) jouent à saute-mouton avec mes cheveux de lynx (ceux qui sont SUR mes oreilles).
Vous ne verrez pas d'image de ma splendide coupe aujourd'hui car, quand je vais dehors, je mets un bonnet de schtroumpf orange :
Impossible...
Des fois je tombe sur le côté, je me fracture des os qui n'existent pas et je dois rester chez moi.
D'autres fois, je suis guéri mais le sol est recouvert par toutes sortes de cristaux emmêlés.
Ou encore c'est le verglas qui s'y met...
C'est une sorte de complot dérisoire qui me laisse avec une tignasse folle dont les pointes me chatouillent les paupières. Quand je me rase, je dois contourner mes rouflaquettes... et mes cheveux de clown (ceux qui sont au-dessus des oreilles) jouent à saute-mouton avec mes cheveux de lynx (ceux qui sont SUR mes oreilles).
Vous ne verrez pas d'image de ma splendide coupe aujourd'hui car, quand je vais dehors, je mets un bonnet de schtroumpf orange :
lundi 15 novembre 2010
Bloguer moins pour écrire plus
J'aime bien laisser des petits mots ici, autant que des gros.
Les petits mots ont plein de fonctions :
Je salue les visiteurs fidèles ou ponctuels, volontaire ou égarés.
Je me fais vivant d'une autre manière.
Et je garde du temps pour poursuivre mes récits.
Et une petite mise au point à propos d'une notion qui me tient à cœur mais dont le traitement actuel me désole. Il s'agit de la liberté, au sens politique et citoyen du terme.
Je l'ai dit autre part sur le ouèbe il y a quelques minutes :
La liberté ce n'est pas "je fais ce que je veux et je t'emmerde" mais bien "je te respecte et de ce fait j'agis comme bon me semble du moment que cela ne te nuit pas".
Considérez cela comme un aphorisme qui n'engage que moi et ne me ronge pas le foie.
Soyez heureux.
Les petits mots ont plein de fonctions :
Je salue les visiteurs fidèles ou ponctuels, volontaire ou égarés.
Je me fais vivant d'une autre manière.
Et je garde du temps pour poursuivre mes récits.
Et une petite mise au point à propos d'une notion qui me tient à cœur mais dont le traitement actuel me désole. Il s'agit de la liberté, au sens politique et citoyen du terme.
Je l'ai dit autre part sur le ouèbe il y a quelques minutes :
La liberté ce n'est pas "je fais ce que je veux et je t'emmerde" mais bien "je te respecte et de ce fait j'agis comme bon me semble du moment que cela ne te nuit pas".
Considérez cela comme un aphorisme qui n'engage que moi et ne me ronge pas le foie.
Soyez heureux.
mardi 2 novembre 2010
De l'intérêt de piétiner son tas de compost
En parlant hier et avant-hier de mon chien qui joue aux baballes, je me disais que j'allais revenir aux sujets sérieux et reprendre la description de mes récits en cours...
Mais voilà, nous avons retrouvé un ballon perdu depuis plus d'un an !
Dans la vie d'un chien et de son maître joueurs, c'est un événement majeur !
L'anecdote est amusante du reste, et je m'en vais vous la narrer tout de go :
En me jetant sur mon tas de compost dans le but d'attraper au vol un autre ballon, j'ai entendu une sorte de "pouic".
Chien et moi avons immédiatement échafaudé plusieurs hypothèses scientifiques :
1/ Mon saut fantastique a libéré une poche d'air, laquelle a produit en s'échappant cette sorte de "pouic".
2/ Un malheureux animal a crié sa douleur, par exemple un petit campagnol qui aura trouvé que son nid serait là aussi chaud qu'odorant.
3/ Le son provenait d'une autre source et était seulement concomitant à mon saut.
4/ Serait-ce ce ballon sonore perdu en octobre 2009 ??
Bref, je suis (aussi) un scientifique alors j'expérimente : je resaute.
"Pouic", toujours aussi faible et lointain, mais incontestablement "pouic". Fifou et moi rayons l'hypothèse 3.
Je creuse un peu et je resaute.
pouic
creuse, saute
pouic (plus fort)
creuse, saute
pouic (de plus en plus fort)
recreuse, resaute
et le voilà !
Jauni et verdi par treize mois passés dans les végétaux en décomposition !
Fifou est trop jeune pour avoir connu ce ballon, qui devient instantanément son préféré, sans doute parce qu'il porte en son plastique l'odeur indélébile de la pourriture la plus saine et parce qu'il émet de merveilleux "pouic" à chaque fois qu'on le presse...
Alors voilà, ce n'est pas ma faute si nos jeux et ris de milieu d'après-midi apportent croustillantes anecdotes à mon moulin à paroles.
Demain, si ça se trouve, je parlerai de ce jouet qui réapparaîtra en haut du cerisier à la suite de la chute des feuilles d'icelui.
Demain, plutôt, nous reviendrons aux récits en cours...
Pour terminer, voici les preuves en images de ce sauvetage miraculeux :
Mais voilà, nous avons retrouvé un ballon perdu depuis plus d'un an !
Dans la vie d'un chien et de son maître joueurs, c'est un événement majeur !
L'anecdote est amusante du reste, et je m'en vais vous la narrer tout de go :
En me jetant sur mon tas de compost dans le but d'attraper au vol un autre ballon, j'ai entendu une sorte de "pouic".
Chien et moi avons immédiatement échafaudé plusieurs hypothèses scientifiques :
1/ Mon saut fantastique a libéré une poche d'air, laquelle a produit en s'échappant cette sorte de "pouic".
2/ Un malheureux animal a crié sa douleur, par exemple un petit campagnol qui aura trouvé que son nid serait là aussi chaud qu'odorant.
3/ Le son provenait d'une autre source et était seulement concomitant à mon saut.
4/ Serait-ce ce ballon sonore perdu en octobre 2009 ??
Bref, je suis (aussi) un scientifique alors j'expérimente : je resaute.
"Pouic", toujours aussi faible et lointain, mais incontestablement "pouic". Fifou et moi rayons l'hypothèse 3.
Je creuse un peu et je resaute.
pouic
creuse, saute
pouic (plus fort)
creuse, saute
pouic (de plus en plus fort)
recreuse, resaute
et le voilà !
Jauni et verdi par treize mois passés dans les végétaux en décomposition !
Fifou est trop jeune pour avoir connu ce ballon, qui devient instantanément son préféré, sans doute parce qu'il porte en son plastique l'odeur indélébile de la pourriture la plus saine et parce qu'il émet de merveilleux "pouic" à chaque fois qu'on le presse...
Alors voilà, ce n'est pas ma faute si nos jeux et ris de milieu d'après-midi apportent croustillantes anecdotes à mon moulin à paroles.
Demain, si ça se trouve, je parlerai de ce jouet qui réapparaîtra en haut du cerisier à la suite de la chute des feuilles d'icelui.
Demain, plutôt, nous reviendrons aux récits en cours...
Pour terminer, voici les preuves en images de ce sauvetage miraculeux :
les outrages de la nature en décomposition et..."
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samedi 30 octobre 2010
Là, franchement, ça n'a rien à voir avec la littérature
Nous mangeons des légumes.
Nous mangeons beaucoup de légumes.
Frais, du marché.
C'est bon.
Nous aimons les légumes.
Nous aimons beaucoup les légumes.
Frais... enfin, de moins de six jours, du marché.
C'est délicieux.
Nous les achetons issus de l'agriculture biologique.
Parce que les producteurs locaux bios sont des amis et que leurs (énormes) légumes à (très très) bon rendement sont fabuleux.
Bref, vous qui aimez peut-être les légumes frais et bios, vous qui les détestez, vous qui ne savez même pas que ça existe, je voulais que vous partagiez par la lecture le formidable plaisir gustatif que j'ai éprouvé en mangeant une assiette de cèleri-rave, navets et potimarron à la vapeur, relevés d'une pointe de moutarde en grains.
Mon frère l'apprend à ses enfants et ses enfants sont beaux et forts :
"Ce sont les légumes qui font les muscles."
Et en plus, c'est BON.
PS : un spécial clin d'œil à Nicolas N. et à Serge G., qui parmi d'autres produisent ces merveilles.
Oui, je sais, ceci n'est pas une assiette de légumes à l'eau
relevés d'une pointe de moutarde en grains,
mais je n'avais rien d'autre sous la main,
et puis les tartes au beurre font plus d'effet que le cèleri
aux chiens qui traînent en bas à gauche des photographies.
Nous mangeons beaucoup de légumes.
Frais, du marché.
C'est bon.
Nous aimons les légumes.
Nous aimons beaucoup les légumes.
Frais... enfin, de moins de six jours, du marché.
C'est délicieux.
Nous les achetons issus de l'agriculture biologique.
Parce que les producteurs locaux bios sont des amis et que leurs (énormes) légumes à (très très) bon rendement sont fabuleux.
Bref, vous qui aimez peut-être les légumes frais et bios, vous qui les détestez, vous qui ne savez même pas que ça existe, je voulais que vous partagiez par la lecture le formidable plaisir gustatif que j'ai éprouvé en mangeant une assiette de cèleri-rave, navets et potimarron à la vapeur, relevés d'une pointe de moutarde en grains.
Mon frère l'apprend à ses enfants et ses enfants sont beaux et forts :
"Ce sont les légumes qui font les muscles."
Et en plus, c'est BON.
PS : un spécial clin d'œil à Nicolas N. et à Serge G., qui parmi d'autres produisent ces merveilles.
relevés d'une pointe de moutarde en grains,
mais je n'avais rien d'autre sous la main,
et puis les tartes au beurre font plus d'effet que le cèleri
aux chiens qui traînent en bas à gauche des photographies.
Soyez heureux, au cèleri-rave ou pas.
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jeudi 21 octobre 2010
Le monde entier est un arbre
Dans la rubrique "statistiques" de mon blogue, que j'ai découverte seulement la semaine dernière, il y a un onglet que j'aime particulièrement, c'est celui des "participants".
C'est aussi amusant que fascinant de découvrir que le verbe au vert est lu dans des pays où je ne suis jamais allé ni ne connais personne. En plus, j'ai toujours adoré les statistiques et la géographie, depuis que je sais lire à vrai dire !
Alors aujourd'hui, je vous salue, amis Japonais, Irlandais, Marocains, Portugais, Russes et Brésiliens, sans oublier mes fidèles camarades Français, Canadiens, Algériens et Étasuniens, qui viennent tous les jours dire bonjour à ma prose.
Soyez heureux, partout où vous êtes.
C'est aussi amusant que fascinant de découvrir que le verbe au vert est lu dans des pays où je ne suis jamais allé ni ne connais personne. En plus, j'ai toujours adoré les statistiques et la géographie, depuis que je sais lire à vrai dire !
Alors aujourd'hui, je vous salue, amis Japonais, Irlandais, Marocains, Portugais, Russes et Brésiliens, sans oublier mes fidèles camarades Français, Canadiens, Algériens et Étasuniens, qui viennent tous les jours dire bonjour à ma prose.
Soyez heureux, partout où vous êtes.
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