Je voulais l'écrire, je l'ai écrit. Il n'y avait pas meilleur sujet pour me faire sortir de mon silence. Je remercie chaleureusement le webzine Multidimensionnelle
de m'avoir accueilli dans son équipe de rédaction. C'est un magazine
québécois, ce qui n'est absolument pas anodin ainsi que vous allez le
découvrir en lisant cet article :
http://www.multidimensionnelle.com/#!Hemos-venido-al-parque/cl45/A9CE8AB2-8D7D-4202-A4B6-30BD13932A5B
Je tiens beaucoup à cet article parce qu'il me permet d'exprimer des sentiments contenus et des aspirations littéraires qui se font chaque jour plus pressantes.
La photographie associée au texte a été choisie par la rédactrice en chef. C'est un excellent choix, je trouve, mais j'ignore si j'ai le droit de la copier sur mon blogue. Je vais attendre un peu avant d'illustrer ce post par une image appropriée.
Sincèrement vôtre.
s.
Affichage des articles dont le libellé est hommage spécial. Afficher tous les articles
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lundi 9 juin 2014
lundi 30 juillet 2012
Primary Alphabet of Animals : the whiny wingeing of Cecedille and the Consoling Creatures, non-roman 4
C'est la
"version anglaise" de la chichougne de Cécédille et des créatures
consolantes, récit déjà terminé et largement décrit par ailleurs.
PAGES QUI EN PARLENT
05 janvier 2010 : Présentation générale et Introduction in English
07 mars 2010 : Liste de noms
07 mai 2010 : Re-présentation
11 août 2010 : Troisième présentation et état d'avancement
10 novembre 2010 : État d'avancement...
03 janvier 2011 : Bilan de l'année
07 mars 2010 : Liste de noms
07 mai 2010 : Re-présentation
11 août 2010 : Troisième présentation et état d'avancement
10 novembre 2010 : État d'avancement...
03 janvier 2011 : Bilan de l'année
TITRE
Primary Alphabet of Animals : the whiny wingeing of Cecedille and the Consoling Creatures
GENRE
Histoire comique d'inspiration oulipienne, hommage aux Créatures Consolantes de Véronique Lafont
AVANCEE
moyenne, reprise sans doute conditionnée par le sort de la VF
TAILLE ACTUELLE
40 000 mots
SYNOPSIS COURT
So
British, la story des consoling creatures se divise en trois parts :
les créatures outside, les créatures inside & the exhibition, le
tout dans un délicieux anglais de contrebande.
Verbécédaire bestiaire, la chichougne de Cécédille et des Créatures Consolantes, non-roman 3
Véritable
déformation professionnelle pour l'éleveur de verbes que je fus, le
"verbécédaire bestiaire ou la chichougne des créatures consolantes" est
un hommage vibrionnant aux Créatures Consolantes de ma Dame autant
qu'à mes verbes chéris. Le but était d'offrir à ces derniers un espace
littéraire dans lequel ils s'ébattraient tous à part égale. Pour cela,
je me suis imposé une contrainte stylistique amusante (de mon point de
vue) et inaliénable : utiliser tous les verbes du français dans l'ordre alphabétique sans possibilité d'employer deux fois le même verbe...
Idéalement, cette création littéraire devrait être accompagnée de photographies des CC.
PAGES QUI EN PARLENT
20 décembre 2009 : Présentation et extrait partie I
11 février 2010 : Extrait, fin du récit
07 mars 2010 : Liste de personnages
11 février 2010 : Extrait, fin du récit
07 mars 2010 : Liste de personnages
TITRE
Verbécédaire bestiaire, la chichougne de Cécédille et des Créatures Consolantes
GENRE
récit d'inspiration oulipienne à contrainte lexicale
AVANCÉE
terminé, à saisir
TAILLE ACTUELLE
58 000 mots
SYNOPSIS COURT
Les Créatures Consolantes de Véronique Lafont sont un bestiaire artistique et poétique, mêlant l'habileté de la couture et l'imagination de la sculpture. Baignant quotidiennement au milieu d'elles (de celles qui n'ont pas été adoptées à tout le moins), je ne pouvais manquer de leur consacrer un ouvrage d'un genre particulier.
Ce sont elles qui sont mises en scène dans le récit. On les voit évoluer dans les champs, dans la maison puis en exposition. Elles parlent, elles bavardent, se chamaillent, s'écharpent, s'aiment, rêvassent, bricolent ou baguenaudent... Elle vivent, en somme.
dimanche 18 décembre 2011
Interlude pictural
Cela fait un moment que je ne parle plus que de ciel orange dans le verbe au vert.
Je ne prends même plus la peine d'évoquer les créations de ma douce, et le Cosmos sait pourtant qu'elle le mérite...
Quelqu'un, cependant, vient d'en dire le plus grand bien. Partageons ses paroles d'or :
http://www.art-et-renov.fr/latelier-au-vert-ou-le-regne-de-lharmonie/
Je ne prends même plus la peine d'évoquer les créations de ma douce, et le Cosmos sait pourtant qu'elle le mérite...
Quelqu'un, cependant, vient d'en dire le plus grand bien. Partageons ses paroles d'or :
http://www.art-et-renov.fr/latelier-au-vert-ou-le-regne-de-lharmonie/
Libellés :
art d'autrui,
hommage spécial,
véronique lafont
mercredi 3 août 2011
Pré-hommage à quelqu'une
A l'occasion d'un message de remerciements qu'elle mit en ligne pour fêter la visite de son 100 000ème lecteur, permettez-moi d'écrire ces quelques lignes pour lui rendre hommage.
Arrivée sur le verbe au vert par hasard, pour une promenade qui lui fut conseillée par un autre randonneur du web, elle m'a aussitôt intrigué par son langage inimitable et sa chaleur humaine difficilement surpassable. Je ne l'ai jamais rencontrée en chair et en os et pourtant, je l'ai vue des dizaines de fois... car il s'agit d'une des plus fameuses actrices de cinéma encore en activité, avec une filmographie époustouflante dont on retiendra Amélie Poulain et le pacte des loups, au milieu de dizaines d'autres œuvres.
Lorsque l'on prononce son nom, généralement les sourcils se froncent, "et vous dites qu'elle a joué dans des dizaines de films connus ?" Oui mais l'ayant vue, on se souvient d'elle. Et quand elle vous happe sur le net, vous ne l'oubliez plus. Non, je ne l'ai jamais vue, mais déjà j'ai pour elle une affection bien réelle qui n'est pas celle du fan alangui.
Elle est aussi une conteuse-née, qui écrit comme on peut parler quand on sait raconter des histoires ; et encore auteure de textes colorés, de dessins envolés... Elle se croit dyslexique... mais comme pour la chevelure de Samson et la cape de Superman, que ferait-elle sans cela ?
Chère Frankie Pain, en tant que votre 99 356 ème visiteur, je vous embrasse chaleureusement.
Arrivée sur le verbe au vert par hasard, pour une promenade qui lui fut conseillée par un autre randonneur du web, elle m'a aussitôt intrigué par son langage inimitable et sa chaleur humaine difficilement surpassable. Je ne l'ai jamais rencontrée en chair et en os et pourtant, je l'ai vue des dizaines de fois... car il s'agit d'une des plus fameuses actrices de cinéma encore en activité, avec une filmographie époustouflante dont on retiendra Amélie Poulain et le pacte des loups, au milieu de dizaines d'autres œuvres.
Lorsque l'on prononce son nom, généralement les sourcils se froncent, "et vous dites qu'elle a joué dans des dizaines de films connus ?" Oui mais l'ayant vue, on se souvient d'elle. Et quand elle vous happe sur le net, vous ne l'oubliez plus. Non, je ne l'ai jamais vue, mais déjà j'ai pour elle une affection bien réelle qui n'est pas celle du fan alangui.
Elle est aussi une conteuse-née, qui écrit comme on peut parler quand on sait raconter des histoires ; et encore auteure de textes colorés, de dessins envolés... Elle se croit dyslexique... mais comme pour la chevelure de Samson et la cape de Superman, que ferait-elle sans cela ?
Chère Frankie Pain, en tant que votre 99 356 ème visiteur, je vous embrasse chaleureusement.
mercredi 2 mars 2011
Le monde est beau, le monde est gentil
En voyant petit à petit le nombre d'abonnés à mon blogue augmenter, je ressens une réelle émotion.
J'ai l'impression de recevoir des amis pour une "fête de jardin" :))
Encore une fois merci pour votre fidélité et votre présence virtuelle, qui donnent un sens spécial à l'exhibition de mon travail d'écriture.
L'un des aspects positifs de la chose est que vous serez aux premières loges pour l'annonce de mes premières publications...
Soyez attentifs ce printemps, cela arrivera peut-être plus tôt que prévu !
Bien à vous, bande de gens formidables,
s.h.
J'ai l'impression de recevoir des amis pour une "fête de jardin" :))
Encore une fois merci pour votre fidélité et votre présence virtuelle, qui donnent un sens spécial à l'exhibition de mon travail d'écriture.
L'un des aspects positifs de la chose est que vous serez aux premières loges pour l'annonce de mes premières publications...
Soyez attentifs ce printemps, cela arrivera peut-être plus tôt que prévu !
Bien à vous, bande de gens formidables,
s.h.
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parution,
remerciements
mardi 8 février 2011
Les hommages brumeux
"Aller me suffit...
...Nous ne savons pas où nous allons mais nous savons que nous allons"
Une grande dame est morte hier.
Hommage à Andrée Chedid
...Nous ne savons pas où nous allons mais nous savons que nous allons"
Une grande dame est morte hier.
Hommage à Andrée Chedid
mercredi 2 février 2011
Précis souvenir de rêves impossibles
Une fois n'est pas coutume...
Le message que j'ai posté aujourd'hui sur l'envers du verbe est tellement important pour moi que je tiens à le rendre visible sur le verbe au vert.
Veuillez pardonner cette redondance, bien qu'il s'agisse à mon avis d'une histoire qu'il faut lire deux fois pour mieux l'apprécier ;))
Voici :
Il y a presque vingt ans, je vivais en colocation dans un petit appartement de la banlieue de Strasbourg.
Mes deux camarades de fortune du pot étaient deux algériens, deux frangins issus d'une belle fratrie de six unités mâles et trois unités femelles, une belle famille, de belles personnes. Ils étaient tous les deux musiciens, l'un d'abord juriste et l'autre d'abord architecte. Mais d'abord musiciens.
Et ils étaient mes amis, mes frères, ceux grâce auxquels mes années les plus sombres n'ont pas été un désastre total.
Lors de l'une de nos soirées amicales et animées, nous avons "joué" au jeu de l'avenir : Comment nous voyons-nous dans dix ou vingt ans, ces choses-là...
Je dois l'avouer, j'avais à l'époque une certaine propension au désespoir qui me poussait à refuser toute perspective heureuse à plus d'une heure de distance... mais mes camarades ont insisté, autant pour alimenter le jeu que pour me forcer à avoir une vision optimiste de mon destin mal barré.
Alors j'ai fantasmé, j'ai répondu grosso modo que "dans vingt ans, j'aimerais vivre avec une compagne artiste dans une belle maison à la campagne, entouré de nature sauvage, proche de mes amis et exerçant la profession d'écrivain".
Et, sans doute, je me suis mis à pleurer en buvant une gorgée de ma bière et en allumant une cigarette par le filtre, à cause de mes yeux brouillés par les larmes... et j'ajoutai "mais de toute façon, cela n'arrivera jamais..."
L'un de mes deux amis, je ne me souviens plus lequel, m'aura pris par les épaules et m'aura dit :
"Tu sais, Sébichou, si tu le veux très fort, cela arrivera. Il faut juste que tu y croies."
Et oui, on m'appelait Sébichou.
Oui, j'avais des amis comme ça.
Oui, je vis bien dans une maison à la campagne avec ma compagne artiste, la nature autour, des amis partout et j'écris... j'écris encore...
Oui, j'ai commencé à y croire un jour de l'année 1995, l'un des plus beaux jours de ma vie dont il sera question une autre fois.
Oui, tout cela est vrai mais romancé, romancé mais vrai...
Or, pour un auteur qui aime à tout mélanger pour délivrer des cohérences fulgurantes, les fantasmes du passé sont aussi de merveilleuses réalités.
Or tout est vrai.
Voilà.

A Habib, Bady et Amar, tout aussi présents dans mon cœur qu'en ce bas-monde
Le message que j'ai posté aujourd'hui sur l'envers du verbe est tellement important pour moi que je tiens à le rendre visible sur le verbe au vert.
Veuillez pardonner cette redondance, bien qu'il s'agisse à mon avis d'une histoire qu'il faut lire deux fois pour mieux l'apprécier ;))
Voici :
Il y a presque vingt ans, je vivais en colocation dans un petit appartement de la banlieue de Strasbourg.
Mes deux camarades de fortune du pot étaient deux algériens, deux frangins issus d'une belle fratrie de six unités mâles et trois unités femelles, une belle famille, de belles personnes. Ils étaient tous les deux musiciens, l'un d'abord juriste et l'autre d'abord architecte. Mais d'abord musiciens.
Et ils étaient mes amis, mes frères, ceux grâce auxquels mes années les plus sombres n'ont pas été un désastre total.
Lors de l'une de nos soirées amicales et animées, nous avons "joué" au jeu de l'avenir : Comment nous voyons-nous dans dix ou vingt ans, ces choses-là...
Je dois l'avouer, j'avais à l'époque une certaine propension au désespoir qui me poussait à refuser toute perspective heureuse à plus d'une heure de distance... mais mes camarades ont insisté, autant pour alimenter le jeu que pour me forcer à avoir une vision optimiste de mon destin mal barré.
Alors j'ai fantasmé, j'ai répondu grosso modo que "dans vingt ans, j'aimerais vivre avec une compagne artiste dans une belle maison à la campagne, entouré de nature sauvage, proche de mes amis et exerçant la profession d'écrivain".
Et, sans doute, je me suis mis à pleurer en buvant une gorgée de ma bière et en allumant une cigarette par le filtre, à cause de mes yeux brouillés par les larmes... et j'ajoutai "mais de toute façon, cela n'arrivera jamais..."
L'un de mes deux amis, je ne me souviens plus lequel, m'aura pris par les épaules et m'aura dit :
"Tu sais, Sébichou, si tu le veux très fort, cela arrivera. Il faut juste que tu y croies."
Et oui, on m'appelait Sébichou.
Oui, j'avais des amis comme ça.
Oui, je vis bien dans une maison à la campagne avec ma compagne artiste, la nature autour, des amis partout et j'écris... j'écris encore...
Oui, j'ai commencé à y croire un jour de l'année 1995, l'un des plus beaux jours de ma vie dont il sera question une autre fois.
Oui, tout cela est vrai mais romancé, romancé mais vrai...
Or, pour un auteur qui aime à tout mélanger pour délivrer des cohérences fulgurantes, les fantasmes du passé sont aussi de merveilleuses réalités.
Or tout est vrai.
Voilà.

A Habib, Bady et Amar, tout aussi présents dans mon cœur qu'en ce bas-monde
lundi 27 décembre 2010
Comédie pour "on est toujours trop bon"
Je l'annonçais hier, la voici aujourd'hui, la version "comédie" que j'ai écrite pour l'hommage collectif aux exercices de style de Raymond Queneau, hommage dont le site est désormais dans mes liens préférés :
COMEDIE
ACTE PREMIER
Scène I
(Sur le quai du métro à la station Berri-Uqam direction Montmorency, un jour, vers midi)
Le premier voyageur (courant vers le wagon de queue et bousculant des voyageurs sur le quai). - Mais poussez-vous, tabarnak !
Le second voyageur (qui vient de descendre). - Mais faites un peu attention !
(Le premier voyageur saute dans le wagon)
Scène II
(Dans le wagon de queue, après le départ de la station Berri-Uqam)
Le premier voyageur (veste marron, souliers sports blancs). - M... ma cravate !
(sa cravate à vaches reste coincée dans la porte)
ACTE SECOND
Scène I
(Même décor, le métro roule)
Le premier voyageur (s'adressant à une voyageuse, furieux). - Ce n'est pas très aimable de se moquer des gens !
(La voyageuse pouffe, ses yeux vont de la cravate prisonnière aux chaussures de l'homme)
Scène II
(Station Sherbrooke, des voyageurs se préparent à descendre)
La voyageuse moqueuse (chantant à voix basse en montant le son de son ipod). - Mais il m'aime en-core... et moi je t'aime un peu plus fort...
Le premier voyageur (lui jette un regard noir en descendant à son tour)
ACTE TROISIÈME
Scène I
(Bibliothèque Nationale, un homme s'adresse à une responsable)
L'homme (sa cravate est froissée et sale). - Vous avez le dernier numéro du Monde Diplomatique ?
(La responsable le lui tend et se retient de glousser en apercevant sa cravate et ses chaussures)
Scène II
(Même décor, le téléphone de l'homme émet un cri de goéland, une femme asiatique s'approche)
La femme. - C'est toi le crisse de moron qui fait brailler son cellulaire ?
(elle le claque derrière la tête)
Sébastien Haton
COMEDIE
ACTE PREMIER
Scène I
(Sur le quai du métro à la station Berri-Uqam direction Montmorency, un jour, vers midi)
Le premier voyageur (courant vers le wagon de queue et bousculant des voyageurs sur le quai). - Mais poussez-vous, tabarnak !
Le second voyageur (qui vient de descendre). - Mais faites un peu attention !
(Le premier voyageur saute dans le wagon)
Scène II
(Dans le wagon de queue, après le départ de la station Berri-Uqam)
Le premier voyageur (veste marron, souliers sports blancs). - M... ma cravate !
(sa cravate à vaches reste coincée dans la porte)
ACTE SECOND
Scène I
(Même décor, le métro roule)
Le premier voyageur (s'adressant à une voyageuse, furieux). - Ce n'est pas très aimable de se moquer des gens !
(La voyageuse pouffe, ses yeux vont de la cravate prisonnière aux chaussures de l'homme)
Scène II
(Station Sherbrooke, des voyageurs se préparent à descendre)
La voyageuse moqueuse (chantant à voix basse en montant le son de son ipod). - Mais il m'aime en-core... et moi je t'aime un peu plus fort...
Le premier voyageur (lui jette un regard noir en descendant à son tour)
ACTE TROISIÈME
Scène I
(Bibliothèque Nationale, un homme s'adresse à une responsable)
L'homme (sa cravate est froissée et sale). - Vous avez le dernier numéro du Monde Diplomatique ?
(La responsable le lui tend et se retient de glousser en apercevant sa cravate et ses chaussures)
Scène II
(Même décor, le téléphone de l'homme émet un cri de goéland, une femme asiatique s'approche)
La femme. - C'est toi le crisse de moron qui fait brailler son cellulaire ?
(elle le claque derrière la tête)
Sébastien Haton
Libellés :
hommage spécial,
Projet littéraire,
Queneau
dimanche 26 décembre 2010
Hommage à Queneau
Le "chef" d'une bande de joyeux camarades m'a très aimablement convié à participer à un projet sympathique : écrire une version québécoise du fameux "Exercices de style" de Raymond Queneau. Cette proposition m'a beaucoup touché dans la mesure où je suis le premier Français de la série. Merci du fond du cœur à vous, camarades d'outremer.
C'est avec grand plaisir que j'ai dit oui et donc écrit la version 44, dite "comédie".
Comme le veut la règle de ce jeu, je la mettrai en ligne sur mon blogue dès demain. En attendant, voici le texte initial, dit "notations".
1. NOTATIONS
Dans le métro à l'heure de pointe. Station Berri-Uqam. Ligne orange, direction Montmorency. Un homme entre en courant dans le wagon juste au moment où les portes se referment. Il porte une veste marron et des souliers sports blancs comme la Vierge Marie. En se retournant pour reprendre son équilibre sa cravate se prend entre les portes.
Une jeune fille assise sur le banc juste à côté ne peut s'empêcher de pouffer de rire. L'homme se fâche. Il tente de la sermonner, mais sa cravate prisonnière des portes lui enlève toute crédibilité. Il descend à Sherbrooke et la fille lève le son de son ipod en murmurant les paroles de sa chanson du bout des lèvres.
Deux heures plus tard je croise l'homme à la cravate à la Bibliothèque Nationale. Il est en train de lire Le Monde Diplomatique et son téléphone cellulaire sonne brusquement. Une femme asiatique qui passait derrière lui à cet instant précis lui donne une claque derrière la tête.
C'est avec grand plaisir que j'ai dit oui et donc écrit la version 44, dite "comédie".
Comme le veut la règle de ce jeu, je la mettrai en ligne sur mon blogue dès demain. En attendant, voici le texte initial, dit "notations".
1. NOTATIONS
Dans le métro à l'heure de pointe. Station Berri-Uqam. Ligne orange, direction Montmorency. Un homme entre en courant dans le wagon juste au moment où les portes se referment. Il porte une veste marron et des souliers sports blancs comme la Vierge Marie. En se retournant pour reprendre son équilibre sa cravate se prend entre les portes.
Une jeune fille assise sur le banc juste à côté ne peut s'empêcher de pouffer de rire. L'homme se fâche. Il tente de la sermonner, mais sa cravate prisonnière des portes lui enlève toute crédibilité. Il descend à Sherbrooke et la fille lève le son de son ipod en murmurant les paroles de sa chanson du bout des lèvres.
Deux heures plus tard je croise l'homme à la cravate à la Bibliothèque Nationale. Il est en train de lire Le Monde Diplomatique et son téléphone cellulaire sonne brusquement. Une femme asiatique qui passait derrière lui à cet instant précis lui donne une claque derrière la tête.
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Queneau
jeudi 21 octobre 2010
Le monde entier est un arbre
Dans la rubrique "statistiques" de mon blogue, que j'ai découverte seulement la semaine dernière, il y a un onglet que j'aime particulièrement, c'est celui des "participants".
C'est aussi amusant que fascinant de découvrir que le verbe au vert est lu dans des pays où je ne suis jamais allé ni ne connais personne. En plus, j'ai toujours adoré les statistiques et la géographie, depuis que je sais lire à vrai dire !
Alors aujourd'hui, je vous salue, amis Japonais, Irlandais, Marocains, Portugais, Russes et Brésiliens, sans oublier mes fidèles camarades Français, Canadiens, Algériens et Étasuniens, qui viennent tous les jours dire bonjour à ma prose.
Soyez heureux, partout où vous êtes.
C'est aussi amusant que fascinant de découvrir que le verbe au vert est lu dans des pays où je ne suis jamais allé ni ne connais personne. En plus, j'ai toujours adoré les statistiques et la géographie, depuis que je sais lire à vrai dire !
Alors aujourd'hui, je vous salue, amis Japonais, Irlandais, Marocains, Portugais, Russes et Brésiliens, sans oublier mes fidèles camarades Français, Canadiens, Algériens et Étasuniens, qui viennent tous les jours dire bonjour à ma prose.
Soyez heureux, partout où vous êtes.
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