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samedi 1 avril 2017

Du rêve au rêve

Parmi mes grands rêves de jeunesse, il y avait ce fantasme de monter sur scène, de faire rire un public et d'y prendre un plaisir immense.
Pour des raisons tout à fait dépendantes de ma volonté, je n'ai pas fait grand-chose pour le réaliser durant les 40 premières années. Le temps d'une enfance, quoi.
Et puis j'ai intégré "en cours de route" une troupe d'amis qui répétait depuis plusieurs mois.
Et puis nous avons joué un premier spectacle ; pas drôle, mais intéressant, avec des textes forts sur lesquels j'ai écrit et interprété quelques lignes au piano.
Et puis nous avons joué un second spectacle ; drôle ; en tout cas, c'est ce qui était prévu... Un spectacle de reprises des plus grands comiques à l'intérieur duquel j'ai glissé quelques textes de ma plume, l'air de rien, avec la complicité bienveillante de mes camarades.

Après 3 représentations, je peux le dire, j'adore ça. Je pourrais en faire une devise : Plutôt que de rêver tes rêves, n'arrête pas de rêver et fais de tes rêves un rêve.
La dernière fut donnée le 25 mars dernier au château de Monthelon, lieu fabuleux qui accompagne mon fantasme de jouer depuis 2008, année où nous avons emménagé à portée de tire-d'aile de l'endroit.


Monthelon, pour moi, a toujours été comme le renard pour le Petit Prince de Saint-Exupéry : une attirance immédiate, le désir inattendu d'apprivoiser le lieu. Puis ce fut l'apprentissage de la patience, ne rien brusquer, ne pas réclamer ; venir, revenir, n'être rien d'autre que moi-même, prendre le temps de découvrir les gens, les laisser me connaître peu à peu ; participer, applaudir, venir en résidence aussi, ne donner que de l'amour, ne proposer que de la joie.
Et puis un jour, alors que le renard et le prince se furent mieux connus et compris, après que le second eut découvert le plaisir de la scène, nous demandâmes humblement à jouer. Et miracle, nous y jouâmes. Une sorte de souffle, un zéphyr sur nos âmes encore étonnées de se retrouver de l'autre côté de la salle, du côté de ceux qui parlent fort, qui saltent arrière, qui montent à la corde, qui roulent des yeux brillant sous les projecteurs.
Il y eut aussi la peine et la douleur qui frappa l'une des nôtres, donnant de la force au mot « troupe », nous donnant à connaître des émotions que seul un groupe peut expérimenter. Jouer ensemble, rire ensemble, pleurer ensemble, nous étreindre après le spectacle les yeux remplis d'une lueur à la nature indicible.
Merci au Château de Monthelon d'avoir permis cela. Merci à mes huit chers amis « comiques ». Et merci au public aimé, près de 80 personnes s'étendant jusqu'à nos pieds.
Monthelon, pour moi, est un miracle.

 ©Isabelle Huberdeau-Houé
Oui, c'est moi sur la photo...

samedi 28 décembre 2013

Un ciel de vie conforme

Il est arrivé et il est tel que nous l'espérions. Les couleurs préservées, la texture agréable, la consistance, l'apparence... Nous en sommes très contents.

Il est arrivé et il est déjà presque épuisé, malgré un tirage ambitieux pour une petite édition, 169 exemplaires, 13*13, 13 âges pour une humanité intemporelle. Presque épuisé... mais seulement presque :-)

La description complète est faite par Véronique sur son blogue :
http://veroniquelafont-latelierauvert.blogspot.fr/2013/12/ciel-de-vie.html

Voici quelques photos ici, les première et quatrième de couverture plus la page des 40 ans.




lundi 26 mars 2012

L'article, le premier

Article de Françoise Lafaix en pleine page paru dans l'Yonne Mag du samedi 17 mars 2012 :

Rencontre avec Sébastien Haton
Y sont mentionnés mes écrits, mon travail lexicographique et ma participation aux œuvres de Véronique. Heu-reux !
L'est-y lisible ?

mardi 17 janvier 2012

Critique 5 du ciel orange

Encore une inconnue qui a découvert le livre par l'oreille et la bouche, et qui me fait le plaisir d'envoyer un petit mot de satisfaction. Merci, Christine !

"Un vrai conte moderne, plein d'ingéniosité, une belle progression tout au long du récit !
Des tonnes de questions et d'inquiétudes ! Vite le 2eme tome !"

Christine Bangil

L'ensemble des critiques est résumé et présenté sous ce lien.

dimanche 15 janvier 2012

Critique 4 du ciel orange

 Le mari de Catherine Vergnaud dont la critique a déjà été mise en ligne. Une famille pour le moins enthousiaste...

"Je vous conseille vivement la lecture du livre "demain le ciel sera orange" de Sébastien HATON aux éditions AO (André Odemard). Du suspense, de l'humour et un zeste de philosophie. C'est le premier livre qui me tient de 23h à 3h du matin."
 
Alain Vergnaud


L'ensemble des critiques est résumé et présenté sous ce lien.

lundi 9 janvier 2012

Critique 2 du ciel orange



Demain le ciel sera orange continue sa belle petite vie non médiatique. Afin d'en accentuer moi-même la promotion, je recueille les critiques des premiers lecteurs pour les présenter sur ce blogue, à destination du monde entier.
Après une première critique enthousiaste et sympathique, voici l'immanquable satisfaction de toute une famille. Je n'en connais pas encore les membres, mais cela ne saurait tarder. Le hasard de la vie les situant près de Nancy, il sera inévitable et heureux que nous nous rencontrions bientôt !

"Hé hé ! Chez nous le livre a fait l'unanimité !
Mon époux l'a dévoré : "Formidable! Une perle ! Rarement lu un livre d'une telle qualité !" Bref il a adoré ! Il a commencé le livre le 30 décembre en fin de soirée l'a à contrecœur lâché à 3H du matin pour le reprendre le 1° janvier à 5H du matin après notre retour des fêtes !!!!!!!! Il ne pouvait résister !
On est tous accros !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ma fille l'a aussi dévoré en deux parties de nuit .... c'est une lectrice exigeante habituée à lire des livres de bonne littérature étant étudiante à l'ENS et son avis a été : "Bon livre, histoire intéressante, belle écriture, de l'humour et de la réflexion, à connaître et à faire connaître."
Mon fils est reparti à Niort avec deux exemplaires, un pour lui (nous en a piqué un suite à l'engouement de son pôpa, môman et soeurette alors que ses valises étaient chargées à bloc) et un à offrir à son amie.
Ayant deux anniversaires en vue dans les mois à venir je vais encore en commander deux exemplaires car vraiment ce livre est une valeur sûre, un cadeau fort honorable, effet plaisir garanti !
Bravo Monseigneur GRISLOUP !
Et merci ... que du bonheur !
Puisque c'est la période des vœux : Bonne et joyeuse année 2012 à notre cher auteur, Sébastien ; avec tous mes souhaits de réussite pour la plus grande diffusion possible de ce superbe conte ... et en espérant ... oui, oui, oui ... (j'avoue ... c'est un peu égoïste ... mais c'est trop bon) ... avoir l'extrême bonheur de vous lire encore et encore !"

mardi 6 décembre 2011

Saint-Sébastien, signe-moi ton livre

Je viens de recevoir un certain nombre de photographies prises à la cérémonie de samedi dernier à Paris. Elles sont toutes très belles et je n'ai plus qu'à les redimensionner pour vous offrir un superbe reportage !
En attendant celui-ci, je vous en propose une que l'éditeur vient de m'envoyer. La légende stipule que je suis visiblement illuminé par l'inspiration. Sans aller jusque là, ou en allant au contraire beaucoup plus loin, elle vous montrera sûrement à quel niveau d'allégresse je me situais. Le tout devant un décor de loupiotes fort à propos.

"C'est très simple, il s'agit d'un ciel orange qui..."

jeudi 10 novembre 2011

Quasiment irréel

Cette fois, ça y est.

Demain le ciel sera orange est paru, imprimé, broché, manipulé, encartonné...

Je suis encore en proie à une émotion aussi intense qu'immatérielle, car je n'ai pas encore eu la joie de tenir l'objet entre mes mains. Lorsque le colis arrivera, je demanderai à Véronique de l'ouvrir pour moi, tandis que je serai assis au fond d'un fauteuil moelleux.
Car, oui, je m'évanouirai de bonheur et je ne veux pas me re-fracturer l'os scapulo-huméral surnuméraire !
Pour fêter l'événement en images, mon facétieux éditeur a posté un petit film (voir en bas de la page) qui m'a bien fait rire (connaissant le monsieur).

En attendant de plus amples informations, vous pouvez vous référer au site AO pour savoir comment acheter ce roman. Quant à celles et ceux que je croiserai dans les temps prochains, vous recevrez des nouvelles très bientôt. En effet, je vais disposer d'un certain nombre d'exemplaires en dépôt et pourrai donc les vendre directement.

Soyez heureux.


EXTRAIT

Comme tous les matins, ce foutu ciel est mauve tirant sur le rose poisson.

Taa Taa se demande comment on peut avoir aussi mauvais goût. Il se sent investi d’une grande mission  : détourner le cours des choses, à commencer par cette couleur impossible.

Certaines choses doivent changer.


Et elles changeront,
car ce soir il sera le Maître du Monde. Ce n’est pas une plaisanterie. Tous les cinquante jours un citoyen est, dit-on, tiré au sort pour remplacer le précédent dans cette digne fonction de supergouvernant. Les règles sont simples  : si vous êtes le nouveau Maître du Monde, vous avez le droit de décréter ce que vous voulez, vos lois prendront effet immédiatement !

Tout le monde sait cela…

mercredi 6 avril 2011

Cette fois, il existe vraiment

Je ne parle que de ça en ce moment et cette fois, il est sorti pour de bon. "Les Rimotises I, à mots comptés" sont une réalité tangible et palpable !
J'ai reçu mes exemplaires à moi ce matin. Le livre est très beau et son contenu est d'une grande richesse littéraire, levant en cela une très légère appréhension qui me restait, ayant donné le BAT sur mes 8 textes sans prendre connaissance des 39 autres que je n'avais pas écrits...
Eh bien ils sont tous excellents, drôles, intelligents et fort bien écrits. Je suis fier et heureux d'être un des auteurs de ce recueil et je vous le recommande plus que jamais.

D'ailleurs, je vous encourage à faire un buzz dessus ; il le mérite. Bien entendu ce buzz sera efficace à deux conditions :

- Que vous disposiez d'un exemplaire (au moins, dans la limite de 10 000 par personne). Après tout, c'est une condition "non sine qua non" puisque je vous demande de croire sur parole le fait que cet ouvrage est exceptionnel !
- Que vous suiviez la chaîne Internet à la mode shaton, laquelle se décline comme suit :
Si tu fais le buzz, tu auras ma bénédiction. Je te l'accorde : elle ne sera que symbolique mais elle aura l'avantage de la sincérité, comme je le dis souvent.
Si tu ne fais pas le buzz, tu n'auras pas de malédiction au nom du grand principe selon lequel je ne fais pas à autrui ce que je ne voudrais pas qu'il me fît ;))

Tous les renseignements sur "à mots comptés" sont disponibles sur cette page et je les rappelle sur mon blogue.

"Cette fois, il existe vraiment" I
La couverture... devant un tableau fraîchement déballé
de l'extraordinaire Isabelle Faivre

"Cette fois, il existe vraiment" II
shaton au milieu de ses pairs...

"Cette fois, il existe vraiment" III
Même à l'intérieur, c'est pour de vrai...

Aujourd'hui, shaton vous aime plus que jamais parce que d'une certaine façon vous avez activement participé à cet événement.

mercredi 2 février 2011

Précis souvenir de rêves impossibles

Une fois n'est pas coutume...
Le message que j'ai posté aujourd'hui sur l'envers du verbe est tellement important pour moi que je tiens à le rendre visible sur le verbe au vert.
Veuillez pardonner cette redondance, bien qu'il s'agisse à mon avis d'une histoire qu'il faut lire deux fois pour mieux l'apprécier ;))
Voici :

Il y a presque vingt ans, je vivais en colocation dans un petit appartement de la banlieue de Strasbourg.
Mes deux camarades de fortune du pot étaient deux algériens, deux frangins issus d'une belle fratrie de six unités mâles et trois unités femelles, une belle famille, de belles personnes. Ils étaient tous les deux musiciens, l'un d'abord juriste et l'autre d'abord architecte. Mais d'abord musiciens.
Et ils étaient mes amis, mes frères, ceux grâce auxquels mes années les plus sombres n'ont pas été un désastre total.

Lors de l'une de nos soirées amicales et animées, nous avons "joué" au jeu de l'avenir : Comment nous voyons-nous dans dix ou vingt ans, ces choses-là...
Je dois l'avouer, j'avais à l'époque une certaine propension au désespoir qui me poussait à refuser toute perspective heureuse à plus d'une heure de distance... mais mes camarades ont insisté, autant pour alimenter le jeu que pour me forcer à avoir une vision optimiste de mon destin mal barré.
Alors j'ai fantasmé, j'ai répondu grosso modo que "dans vingt ans, j'aimerais vivre avec une compagne artiste dans une belle maison à la campagne, entouré de nature sauvage, proche de mes amis et exerçant la profession d'écrivain".
Et, sans doute, je me suis mis à pleurer en buvant une gorgée de ma bière et en allumant une cigarette par le filtre, à cause de mes yeux brouillés par les larmes... et j'ajoutai "mais de toute façon, cela n'arrivera jamais..."

L'un de mes deux amis, je ne me souviens plus lequel, m'aura pris par les épaules et m'aura dit :
"Tu sais, Sébichou, si tu le veux très fort, cela arrivera. Il faut juste que tu y croies."

Et oui, on m'appelait Sébichou.
Oui, j'avais des amis comme ça.
Oui, je vis bien dans une maison à la campagne avec ma compagne artiste, la nature autour, des amis partout et j'écris... j'écris encore...
Oui, j'ai commencé à y croire un jour de l'année 1995, l'un des plus beaux jours de ma vie dont il sera question une autre fois.
Oui, tout cela est vrai mais romancé, romancé mais vrai...
Or, pour un auteur qui aime à tout mélanger pour délivrer des cohérences fulgurantes, les fantasmes du passé sont aussi de merveilleuses réalités.
Or tout est vrai.
Voilà.


A Habib, Bady et Amar, tout aussi présents dans mon cœur qu'en ce bas-monde