vendredi 31 décembre 2010

C'est le 31, c'est l'heure, mon petit

Mes chers lecteurs fidèles,
Le verbe au vert fut ouvert le 04 décembre 2009 avec pour objectif premier de vivre jusqu'au 31 décembre 2010, date de clôture officielle de l'invraisemblable défi que je me suis lancé en matière d'écriture.
Ce blogue ne fermera pas car mon écriture ne s'arrête pas là.
Un autre ouvre pour parler d'autre chose de temps en temps.

Mes 14 récits sont-ils achevés ?
Techniquement, non, même les plus aboutis auront besoin de retouches avant d'être proposés aux éditeurs. En revanche, compte tenu des circonstances, je suis assez content de les avoir autant avancés. Au total, j'aurai écrit plus de 2500 pages depuis l'ouverture de ce blogue, et près de 2400 de plus qu'au premier pointage de l'année.
J'en suis très heureux car j'ai pu réaliser ce rêve fabuleux que je fis il y a bien longtemps : ne faire qu'écrire pendant une année entière.
Dès demain nous commencerons le détail de mes écritures 2010, afin d'informer tout le monde et en premier lieu mes admirables soutiens, qui ont permis que je fisse cela.

Soyez heureux, chaque jour de chaque année qui sera.

jeudi 30 décembre 2010

Le côté obscur du Verbe au Vert, l'envers...

Voilà, j'ai créé la chose, le revers, le côté obscur.
C'est l'envers du verbe et je vous invite à lire le billet de présentation.
Comme vous le constaterez, ce nouveau blogue ne ressemblera pas (vraiment) au premier, lequel continuera... comme avant !
Mais à chaque sujet son Verbe...

mercredi 29 décembre 2010

Avoir des choses à dire au bon endroit

J'ai des choses à dire, des opinions, des doutes, des espoirs, des colères, des convictions...
N'aimant pas tout mélanger, j'éprouve l'envie et le besoin d'ouvrir un autre blogue qui ne fermera pas celui-ci.
Dans le second, je lâcherai ces choses à dire, ces opinions, ces doutes, ces espoirs, ces colères, ces convictions...

Je vous tiendrai informés.

mardi 28 décembre 2010

Clap clap clap de fin

Pour tous ceux qui l'ignorent, ainsi que pour ceux qui l'auraient oublié, mon dessein littéraire arrive officiellement à son terme dans 3 jours et 10 heures environ.
Grâce à tous ceux qui m'ont soutenu, l'écriture a occupé l'essentiel de mon temps en 2010.

Je vais à présent consacrer les deux prochaines semaines de ce blogue au bilan de chacun des quatorze récits dont j'étais censé achever le premier jet avant le 01 janvier prochain.

J'espère de tout mon cœur vous annoncer des bonnes nouvelles en 2011. Cette année fut celle de l'écriture, puisse 2011 être celle de la réussite.

Soyez heureux et suivez le fil.

lundi 27 décembre 2010

Comédie pour "on est toujours trop bon"

Je l'annonçais hier, la voici aujourd'hui, la version "comédie" que j'ai écrite pour l'hommage collectif aux exercices de style de Raymond Queneau, hommage dont le site est désormais dans mes liens préférés :

COMEDIE

ACTE PREMIER

Scène I
(Sur le quai du métro à la station Berri-Uqam direction Montmorency, un jour, vers midi)
Le premier voyageur (courant vers le wagon de queue et bousculant des voyageurs sur le quai). - Mais poussez-vous, tabarnak !
Le second voyageur (qui vient de descendre). - Mais faites un peu attention !
(Le premier voyageur saute dans le wagon)

Scène II
(Dans le wagon de queue, après le départ de la station Berri-Uqam)
Le premier voyageur (veste marron, souliers sports blancs). - M... ma cravate !
(sa cravate à vaches reste coincée dans la porte)

ACTE SECOND

Scène I
(Même décor, le métro roule)
Le premier voyageur (s'adressant à une voyageuse, furieux). - Ce n'est pas très aimable de se moquer des gens !
(La voyageuse pouffe, ses yeux vont de la cravate prisonnière aux chaussures de l'homme)

Scène II
(Station Sherbrooke, des voyageurs se préparent à descendre)
La voyageuse moqueuse (chantant à voix basse en montant le son de son ipod). - Mais il m'aime en-core... et moi je t'aime un peu plus fort...
Le premier voyageur (lui jette un regard noir en descendant à son tour)

ACTE TROISIÈME

Scène I
(Bibliothèque Nationale, un homme s'adresse à une responsable)
L'homme (sa cravate est froissée et sale). - Vous avez le dernier numéro du Monde Diplomatique ?
(La responsable le lui tend et se retient de glousser en apercevant sa cravate et ses chaussures)

Scène II
(Même décor, le téléphone de l'homme émet un cri de goéland, une femme asiatique s'approche)
La femme. - C'est toi le crisse de moron qui fait brailler son cellulaire ?
(elle le claque derrière la tête)

Sébastien Haton

dimanche 26 décembre 2010

Hommage à Queneau

Le "chef" d'une bande de joyeux camarades m'a très aimablement convié à participer à un projet sympathique : écrire une version québécoise du fameux "Exercices de style" de Raymond Queneau. Cette proposition m'a beaucoup touché dans la mesure où je suis le premier Français de la série. Merci du fond du cœur à vous, camarades d'outremer.
C'est avec grand plaisir que j'ai dit oui et donc écrit la version 44, dite "comédie".
Comme le veut la règle de ce jeu, je la mettrai en ligne sur mon blogue dès demain. En attendant, voici le texte initial, dit "notations".

1. NOTATIONS

Dans le métro à l'heure de pointe. Station Berri-Uqam. Ligne orange, direction Montmorency. Un homme entre en courant dans le wagon juste au moment où les portes se referment. Il porte une veste marron et des souliers sports blancs comme la Vierge Marie. En se retournant pour reprendre son équilibre sa cravate se prend entre les portes.
Une jeune fille assise sur le banc juste à côté ne peut s'empêcher de pouffer de rire. L'homme se fâche. Il tente de la sermonner, mais sa cravate prisonnière des portes lui enlève toute crédibilité. Il descend à Sherbrooke et la fille lève le son de son ipod en murmurant les paroles de sa chanson du bout des lèvres.
Deux heures plus tard je croise l'homme à la cravate à la Bibliothèque Nationale. Il est en train de lire Le Monde Diplomatique et son téléphone cellulaire sonne brusquement. Une femme asiatique qui passait derrière lui à cet instant précis lui donne une claque derrière la tête.

samedi 25 décembre 2010

C'est comme ça

Voilà, je prends enfin deux minutes pour...

bon.

vendredi 24 décembre 2010

Sieste de Nouël

C'est Nouël, les enfants et les voyageurs au long cours dorment un peu.
J'en profite pour venir souhaiter une excellente fin d'année à tous les visiteurs égarés qui passeront ici en ce jour.

Pendant la sieste de mes neveux (et de leurs parents), les petits chiens ne dorment pas, eux...
La preuve dans ce petit film, qui est la suite d'un premier mis en ligne il y a quelques semaines :


jeudi 23 décembre 2010

Projet littéraire, étape 25 et dernière

Aujourd'hui, normalement, c'est le jour du bilan des 14 jours de mon projet littéraire 2010... et c'est également la dernière étape... mais c'est aussi le jour de l'arrivée de la famille à la maison... alors il faut s'occuper des préparatifs.
Quoi qu'il en soit, le classement du jour n'est guère différent de celui de la dernière fois, à quelques dizaines de pages près :))
3511 pages, 38 de plus (estimation). C'est techniquement assez faible mais la part de lecture a fortement augmenté et de plus je m'adonne à d'autres activités importantes depuis la semaine dernière.
Voici le classement de la quatorzaine, sans changement, et comme toujours un lien direct vers la dernière présentation de chacun des 14 récits. Pour en savoir plus désormais, vous pouvez vous référer à tous les messages concernant ces récits en cours, ainsi qu'à ceux qui ne concernent que le projet littéraire proprement dit.
Je ne le répèterai jamais assez : ce blogue est intégralement archivé.

1 L'acquéreur de briquets 598 pages
2 La sphère des immortels 596
3 Les enfants nés-morts 471
4 Les amants miroirs 264
5 The chichougn 259
6 Textes pour oeuvres de Véronique Lafont 258
7 L'acheteur d'allumettes II 169
8 Chroniques de Montoulbe 159
9 Demain le ciel sera orange 149
10 La chute de l'empire 140
11 L'épileptoïde 129
12 Le sourire de ma boulangère 107
13 La folie des trisantesmes 107
14 Dicomots 105


Un bilan très sérieux, récit par récit, sera effectué une fois la première fête passée, en attendant la suivante.

Un très très beau Noël à toutes et à tous !

mercredi 22 décembre 2010

C'est bientôt nouelle : idée de cadeau II

C'est bientôt Noël et vous n'avez toujours pas de cadeaux à offrir.
Soit vous êtes complètement imprévoyants et inconséquents, soit vous avez suivi mon conseil d'hier, ce qui est tout à votre honneur.
Tout n'est cependant pas perdu, il me reste quelques idées que voici :

Idée 2
Une œuvre d'art ou un objet d'artisanat, de préférence créé(s) par des artistes et artisans que vous connaissez et/ou qui habitent près de chez vous.
En effet, quoi de plus précieux et original qu'une œuvre unique et personnelle ? Alors, vous me direz : l'art est cher. Bon. Soit, admettons... Or l'art a une valeur.
D'ailleurs vous savez pourquoi les "objets moches en plastique toxique fabriqués avec les pieds par des enfants sous-nourris dans des usines insalubres à l'autre bout du monde" ne sont pas chers, eux ? La réponse est en partie contenue dans la question, quelque part entre "moches" et "insalubres".
Commentaire
En parlant d'œuvres d'art, je pense d'abord à celles de Véronique Lafont, qui cumule les avantages d'être magnifiquement douée et de partager mon toit.
Mais je pense aussi à plusieurs excellents amis peintres, sculpteurs, créateurs et auteurs comme Isabelle F., Isabelle B., Véro vander, Hortense, Marcus McA, Anne, Christophe, caro "Karo", Francine, ainsi qu'à quelques agents et galeries comme Mcg "la librairie du ciel", Le mouton bleu, jour et nuit...

Idée 3
Beaucoup d'amour, d'attention, de douceur, de tendresse, de serviabilité, d'écoute, de temps passé avec les autres...
Commentaire
Gratuit d'un point de vue pécuniaire, ce type de cadeaux ne l'est pas sur le plan affectif. C'est pourquoi il faut les assortir d'un maximum de sincérité pour être crédible et faire réellement plaisir à la personne qui reçoit.

Idée 4
Du pain. Pas n'importe quel pain, celui que vous avez pétri et fait cuire vous-même.
De nos jours, on trouve des recettes assez simples et à la portée de tous, y compris quand on n'a pas de machine à pain.
Commentaire
Marche aussi avec les gâteaux et par extension avec tout ce qui se mange du moment que c'est bon. Véronique, par exemple, fait le meilleur pain du monde, car c'est moi qui le décrète.


Idée 5
Dernier recours, dernière minute, offrez n'importe quoi qui vous tombe sous la main et qui se trouve dans votre maison : Un DVD, un livre, une corbeille à papiers, une couverture, un sac de pommes de terre, un abat-jour, une poignée de terre dans un bocal... Ne faites pas preuve d'imagination, ne donnez que des objets auxquels vous ne tenez pas sans qu'il soit pour autant honteux de les offrir...
Commentaire
Déjà expérimenté dans nos latitudes. La démarche était considérée comme avaricieuse il y a vingt ans ; elle surprenait il y a dix ans ; dorénavant, elle est perçue comme courageuse. L'avenir dira ce qu'il faut réellement en penser.

Soyez heureux et offrez-vous beaucoup d'idées 2, 4 & 5 et surtout d'idées 3 !!

mardi 21 décembre 2010

C'est bientôt nouelle : idée de cadeau I

C'est bientôt Noël et vous n'avez pas encore de cadeaux à offrir.
De plus, l'accumulation d'objets moches en plastique toxique fabriqués avec les pieds par des enfants sous-nourris dans des usines insalubres à l'autre bout du monde vous donne de plus en plus envie de vomir...
Vous avez raison, mais tout n'est pas perdu, voici en exclusivité mes idées-cadeaux pour Noël 2010, enfin... MApremière idée-cadeaux de dernière minute en attendant les suivantes demain :

Idée 1 : Rien

Commentaire :
Vous êtes un obscurantiste, un rabat-joie. Vous détruisez l'économie mondiale que vos pairs ont mis des décennies à concevoir et développer. Des pays seront ruinés par votre faute... mais vous tenez bon, vous n'offrirez rien, parce que vous pensez que l'espèce humaine crèvera de son ultra-consumérisme et qu'il vaut mieux commencer maintenant la décroissance que de toute façon on nous imposera un jour par lois et décrets.
En réalité, vous êtes des précurseurs.

lundi 20 décembre 2010

J'ai rêvé nouilles orques

La nuit dernière, j'ai rêvé que je ratais un train et par voie de conséquence un rendez-vous important.
La nuit dernière, j'ai rêvé qu'un éditeur influent disait du mal de moi sur Internet pour empêcher la sortie de mon premier roman.
La nuit dernière, j'ai rêvé que je me fâchais durement avec un proche très aimé.

Je n'ai pas très bien dormi et, pour tout dire, il semblerait que j'aie des angoisses à calmer. Heureusement, 2011 n'a pas commencé mais s'annonce plutôt bien.
Je n'ai pas le droit d'en dire plus... car d'ici là je peux toujours rater un train, me faire dénigrer ou me fâcher avec un proche. Je ne veux prendre aucun risque.

Soyez heureux.

vendredi 17 décembre 2010

La route qui mène au salon est plus longue qu'un jour sans pain

Des mois que j'essaie d'aller me faire couper les cheveux dans mon salon favori.
Impossible...
Des fois je tombe sur le côté, je me fracture des os qui n'existent pas et je dois rester chez moi.
D'autres fois, je suis guéri mais le sol est recouvert par toutes sortes de cristaux emmêlés.
Ou encore c'est le verglas qui s'y met...
C'est une sorte de complot dérisoire qui me laisse avec une tignasse folle dont les pointes me chatouillent les paupières. Quand je me rase, je dois contourner mes rouflaquettes... et mes cheveux de clown (ceux qui sont au-dessus des oreilles) jouent à saute-mouton avec mes cheveux de lynx (ceux qui sont SUR mes oreilles).

Vous ne verrez pas d'image de ma splendide coupe aujourd'hui car, quand je vais dehors, je mets un bonnet de schtroumpf orange :

"Quand je vais dehors, je mets un bonnet de schtroumpf orange"

Soyez heureux et laissez vos cheveux pousser en paix.

jeudi 16 décembre 2010

Cerveau blanc à odeur de muffin aux fruits

Comme hier, j'ai envie de vous parler de plein de choses et...
C'est la même chanson, mon cerveau ne sera plus blanc quand la route sera grise.
Il faut dire aussi que j'ai passé plus d'une heure à répondre à tout un tas de courriels importants. La fin d'année est riche en activités de correspondance et 2011 s'annonce bien chargée !

Pour faire court, je vous engage à suivre ce fil vers une farandole de muffins affolants, par l'une de mes blogueuses culinaires préférées (elle n'est pas la seule mais c'est la première du genre que j'ai mise en lien).
Vous verrez qu'en matière d'archivage de blogue, je ne suis pas le seul (ni le meilleur) de ma catégorie :))

Soyez heureux et faites des muffins.

mercredi 15 décembre 2010

Cerveau blanc (comme le sol)

Cerveau blanc : Expression utilisée en psychiatrie pour désigner un état durant lequel un sujet est incapable de réagir en raison du manque d'informations dont il dispose sur un sujet donné.

Exemple :

"Qu'est-ce que tu penses de la conjoncture politique au Myanmar ?
- ... [cerveau blanc]"

J'ai envie d'aborder avec vous plein de sujets mais j'ai le cerveau blanc, comme le sol.
Alors je vous souhaite un bon "nombril de semaine", comme je l'ai lu sur un autre blogue pas plus tard que ce soir.
Et pour les autres thèmes, relisez les messages précédents...

mardi 14 décembre 2010

La grande entreprise

Voilà.
Mon relecteur préféré, aussi vigilant que pertinent, capable de ménager les susceptibilités tout en restant objectif, ce relecteur fidèle et prompt a terminé sa lecture critique de la version initiale des enfants nés morts.
Son verdict confirme ce que je pensais, il y a encore du travail mais l'essentiel est là. Pour information, voici ses remarques principales (je vous passe les corrections de détail) :

- Le squelette est présent (NDLR : heureusement pour moi car le récit est complet...)
- Le roman manque de viande (NDLR : c'était un peu moi il y a 2 ans, des os mais pas beaucoup de chair dessus...)
- Les personnages manquent d'épaisseur (NDLR : je reconnais qu'il a pleinement raison, la narratrice est tellement centrée sur elle-même que les autres sont un peu flous... mais ce n'est pas forcément agréable pour le lecteur)
- L'action passe trop vite (NDLR : ceci dit, 450 pages pour 45 ans de vie, c'est toujours trop peu... et je ne tiens pas à faire une saga en plusieurs tomes).

Pour résumer, il faut donner un peu de muscle au bazar tout en pressant un peu les parties un peu trop spongieuses qui retiendraient une eau saumâtre et peu désaltérante.

Mon relecteur préféré, merci encore pour la qualité de tes lectures.

lundi 13 décembre 2010

La transparence des écritures

Depuis le mois dernier, il est assez peu question de littérature par ici.
Pourtant, mon activité n'a pas beaucoup faibli malgré un nécessaire passage par de la relecture forcée...

Le lecteur nouvellement arrivé se demande peut-être à quoi je fais allusion : simplement au fait que ce blogue contient des morceaux et des descriptions d'un nombre relativement élevé de récits, et dont on peut trouver le détail dans mes archives, qui sont aussi bien rangées que l'était mon bureau (virtuel) de chercheur. Il faut dire qu'à l'époque il me fallait garder et classer des milliers de fichiers importants et hétéroclites. Peut-être que je donnerai ma nomenclature ici un jour, c'est assez amusant...
Bref, pour découvrir cet archivage total, veuillez vous référer à cette page du 13 juillet dernier ou visiter les liens en haut à droite de la page (cela revient au même).

dimanche 12 décembre 2010

Un jouet de la taille de la France

Entendu hier dans la même émission qui m'a conduit à verser une larme au sujet des animaux de Tasmanie :

On aurait repéré dans l'Océan Pacifique une nappe de matières plastiques d'au moins 600 000 kilomètres carrés.
Alors pour Noël, offrez des jouets en terre.

PS : Dernière minute, il paraît que le Professeur Jovial, inénarrable parangon du doute en sciences, remet en cause l'origine humaine de cette concrétion.

samedi 11 décembre 2010

Naissance d'une vocation et changement de cap

Il y a une heure environ, j'écrivais des morceaux du sourire de ma boulangère en écoutant "CO² mon amour", une émission radiophonique que j'adore, bien qu'elle me fasse mal au ventre.
L'invité du jour était venu parler, entre autres, des animaux de Tasmanie et de la fragilité des espèces endémiques en milieu insulaire. Cela m'a replongé 35 ans en arrière dans la première grande passion de mon existence...
Les dictionnaires ?
Pas encore...
Les annuaires téléphoniques ?
Cela n'a pas duré...
L'écriture ?
Il fallut attendre bien davantage...

Les animaux ! Oui !
J'ai lu, classé, relu et reclassé des milliers de fiches d'animaux, que mes parents ont eu la bonne idée de m'offrir dès mon plus jeune âge. On dit que j'ai appris à lire tout seul en faisant le lien entre le nom des animaux que je connaissais et ce qui était écrit sur les fiches.
Je devais devenir vétérinaire, zoologue ou gardien de parc zoologique. C'était inévitable... jusqu'au lycée où il est apparu que mon niveau en sciences était indigne d'études en biologie...
Alors je me suis dirigé cahotiquement vers mon destin de lexicolo-écrivain, sans pour autant cesser d'aimer profondément les animaux.
Je parle de ces fiches car certaines m'ont marqué très tôt plus que d'autres. C'est le cas de celle du thylacine (ou loup de Tasmanie), présumé disparu dans mon enfance et confirmé éteint depuis. C'est aussi le cas du diable de Tasmanie, menacé par la déforestation sauvage qui affecte son île. Deux fiches parmi des milliers, deux photographies, deux animaux que je n'ai jamais vus ailleurs qu'à plat et dont l'image survit en moi des dizaines d'années après les avoir découvertes.

D'en avoir entendu (re)parler tout à l'heure m'a donné envie de l'écrire ici.
Animaux disparus ou menacés, je vous porte en moi depuis l'enfance la plus tendre.

Le légendaire thylacine, héros de l'acquéreur de briquets !
Source de l'image :
Thylacine (2000). [Online], Available: www.kidcyber.com.au

Le gentil diable de Tasmanie,
appelé méchamment "sarcophile"
par de méchantes gens qui ne l'aiment pas...
Source de l'image :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ac/Tasdevil_large.jpg/250px-Tasdevil_large.jpg

vendredi 10 décembre 2010

Les cas de force majeure s'affrontent

Il y a toujours au moins une raison à chaque renoncement.

"Chéri ! Il n'y a plus de pain !
- Et alors ?
- Alors il nous faut du pain !
- Mouais, mieux vaut apprendre à nous en passer..."

jeudi 9 décembre 2010

Projet littéraire, étape 24

24ème et avant-dernière étape du dessein littéraire 2010 !
La dernière quatorzaine a été très particulière puisque je n'ai disposé pendant 20 jours que d'une seule main pour écrire. Certes, avant la dictature de l'ordinateur une seule main me suffisait, surtout si c'était la droite...
Je n'ai toutefois pas perdu mon temps puisque j'ai consacré les deux dernières semaines à la relecture/correction des récits les plus avancés et/ou terminés.

3473 pages écrites (estimées) soit 26 pages supplémentaires par rapport au dernier décompte. Une progression purement technique qu'il faut assimiler au "bouchage de trous" caractéristique d'une relecture en profondeur.

J'ai récupéré complètement ma dextérité de la main gauche et reviens par conséquent à un processus de rédaction plus traditionnel. La réussite de mon projet était néanmoins liée techniquement à un état de santé impeccable.
Une dernière étape dans 14 jours puis un bilan général à la fin du mois me permettront de vous informer de la réussite ou non de ce projet énorme qui aura monopolisé toutes mes énergies cette année.

Voici le classement de la quatorzaine, sans changement, et comme toujours un lien direct vers la dernière présentation de chacun des 14 récits. Pour en savoir plus désormais, vous pouvez vous référer à tous les messages concernant ces récits en cours, ainsi qu'à ceux qui ne concernent que le projet littéraire proprement dit.
Je ne le répèterai jamais assez : ce blogue est intégralement archivé.

1 L'acquéreur de briquets 591 pages
2 La sphère des immortels 586
3 Les enfants nés-morts 468
4 Les amants miroirs 263
5 The chichougn 259
6 Textes pour oeuvres de Véronique Lafont 254
7 L'acheteur d'allumettes II 166
8 Chroniques de Montoulbe 159
9 Demain le ciel sera orange 146
10 La chute de l'empire 135
11 L'épileptoïde 129
12 Le sourire de ma boulangère 107
13 La folie des trisantesmes 105
14 Dicomots 105

Ce projet approche de son terme, dans sa partie officielle.
Soyez heureux

mercredi 8 décembre 2010

L'année où tout a commencé

Depuis 369 jours, je parle d'écriture avec plus ou moins de régularité. Certes, il m'arrive fréquemment d'évoquer mes fractures et mes parties de dog-football, mais mon propos principal demeure l'écriture avant tout.
Moi qui fais toutes les deux semaines le compte du nombre de pages que j'ai écrites, j'ai retrouvé un document de 2006 qui m'a beaucoup ému :
Il s'agit de mon premier décompte de l'année où je me suis "'autorisé à écrire pour de vrai".
Aucun des 14 récits en cours n'étaient commencé à l'exception d'un seul dont j'avais élaboré 8 pages (sûrement le synopsis et le chapitrage prévisionnel), et qui est actuellement terminé.

En voici le détail :
Poèmes-chansons - 103 pages
Chichougne - 48
Deuil impossible (dit aussi acheteur d'allumettes) - 46
Deuil impossible détourné - 28
Les enfants nés morts - 8
Scénario Peur Verte - 5

Total 238 pages

Il s'agit donc de mes débuts dans l'activité d'auteur. J'avais oublié ce petit fichier au nom peu évocateur et qui a un peu plus de quatre ans.
L'avoir retrouvé m'émeut. Rien de comparable avec le dernier décompte, l'important est de constater qu'il y a eu un commencement et que tout s'est emballé depuis. Avant 2006, j'étais vaguement poète à mes heures.
Aujourd'hui, je suis... content.

Soyez heureux

mardi 7 décembre 2010

tout va, tout va bien

Bonne nouvelle, je ne suis pas malade, j'ai juste un petit coup de fatigue dû au fait que j'ai été immobilisé pour la première fois depuis bien longtemps.
Autre bonne nouvelle, je peux à nouveau écrire des deux mains. Mon clavier va à nouveau trembler !

Soyez heureux, tous autant que vous passez par ici.

lundi 6 décembre 2010

Que faire d'un enfant surdoué ?

Quand j'étais (très) petit, mes parents m'ont fait aimer les Beatles et Simon and Garfunkel à la faveur du lecteur de cassettes de la voiture.
Bien entendu, c'est par l'intermédiaire de leurs chansons que s'est faite mon initiation à l'anglais...
Mes parents étaient assez fiers de mes connaissances précoces et ont voulu en faire la démonstration à des amis proches lors d'un dîner chez nous. Je devais avoir... six ou sept ans, huit... (Maman, c'était quand ??)
Sur la platine, les Beatles chantaient.

Mon papa : Vous allez voir, il se débrouille déjà très bien !
L'ami homme : Ah, voyons cela... Tu comprends ce que dit cette chanson, Sébastien ?
Moi : Oui, elle dit "love love midou, youno aïe loviou"
L'ami homme : Très bien et ça veut dire quoi "love love me do you know I love you" ?
Moi (sûr de lui) : Ça veut dire "Nous vivons tous dans un sous-marin jaune" !!

Conclusion : Si vous avez un enfant surdoué, vérifiez d'abord ses réponses.
Si ça se trouve, il invente tout.

dimanche 5 décembre 2010

L'ombre au tableau et le rappel des faits

Au milieu de mes joies d'avoir traversé 2010 dans une frénésie d'écriture et d'élaboration de récits à venir, une seule chose me pèse vraiment : je ne suis toujours pas édité.
Si 2011 ne pourra sans doute pas ressembler à l'année en cours, je souhaite qu'elle s'en différencie d'abord par la parution de mes premiers romans, et pas forcément dans l'ordre chronologique d'écriture.

Tous les deux ou trois mois, je remets en avant les causes de l'existence et de la résistance de ce blogue. Plusieurs de mes nouveaux lecteurs n'ont sans doute pas eu l'occasion de remonter jusqu'à la source. Pour eux, et pour les plus anciens qui ont oublié l'épisode :
Revoici donc l'aventure d'un écriteur en webland !

Afin d'éclaircir le mystère de ma présence en ces murs électroniques et pour justifier mes posts les plus abscons, voici un petit retour sur les origines du mal... Suivez les liens et vous saurez tout :

Il y a presque un millénaire, je travaillais pour la science et sa gloire.

Mais la gloire scientifique n'étant que vanité, j'ai obéi au plus impérieux de mes appels intérieurs.

L'écriture l'a donc emporté sur la recherche, bien que je n'eusse pas définitivement abandonné cette dernière. Mais pour bien écrire il me fallait des trucs, car je souffre d'une forme amusante d'hyperactivité, qui m'oblige à faire plusieurs choses en même temps pour supporter de faire quelque chose. C'est pourquoi j'ai inventé le concept de poly-écriture, m'obligeant à élaborer beaucoup de récits simultanément pour mieux tous les terminer.

J'ai créé ce blogue pour "améliorer ma visibilité sur le web", ainsi que me le conseillait une professionnelle des Arts, et de fil en aiguille j'ai transformé l'écriture simultanée de 14 récits en un véritable projet littéraire, lequel a été retenu pour appel à souscription, et a rencontré le succès espéré. Auparavant, j'avais finalisé l'écriture de quatre récits, dont trois romans, que je propose depuis plus d'un an aux éditeurs. Des extraits et des résumés tels que celui-ci en sont donnés çà et là sur le verbe au vert.

Afin que tout le monde sache où en est mon projet, je fais un point précis tous les 14 jours, le dernier ayant été fait le 30 septembre dernier. On y trouve le classement des 14 récits en cours avec le nombre de pages déjà écrites pour chacun. Ce classement permet en outre d'aller consulter la fiche individuelle de présentation des 14, avec titre, genre, synopsis et historique.
Depuis quelques semaines, j'apprécie de raconter des histoires qui sortent du cadre de mes activités littéraires. Le blogue, après un an et un jour d'existence, va bientôt sortir du carcan contraignant et exaltant du projet des 14 récits. Il ne faudra plus en parler sous cette forme, mais considérer que chaque récit et roman existe par lui-même et a vocation à être lu.
Car, j'en suis sûr, beaucoup d'entre vous attendent et espèrent comme moi ce "déblocage éditorial" !

Soyez heureux.

samedi 4 décembre 2010

Happy birthday to you, my green verb !

Le premier blogue de ma vie a tout juste un an, comme moi.
Suis-je heureux de son existence, de son contenu, de son évolution, de son impact, de ses perspectives ?...
Incontestablement, oui.

Et merci à vous tous d'être venus et de continuer à venir. De tous les plaisirs que me procure ce blogue, celui d'être lu et d'échanger avec vous est de loin le plus agréable :))

Il y aurait mieux et plus long à dire, mais ce sera pour plus tard.
En attendant, mon cher verbe au vert exceptionnellement tout blanc, je te souhaite le plus gelé des anniversaires.

"En attendant, mon cher verbe,
je te souhaite le plus blanc et le plus gelé des anniversaires."

vendredi 3 décembre 2010

"Tu vas payer, gredin !"

Quand le plus petit lévrier du monde a faim, il peut s'attaquer à des molosses trois fois plus lourds que lui.
Ces molosses ont en général comme mission de ne pas dévorer le plus petit lévrier du monde.

La preuve en images, parce que je prends goût à la vidéo en ligne, dans le bon sens cette fois :))


jeudi 2 décembre 2010

Période de sevrage

Déjà deux semaines sans écrire... à l'exception de quelques messages de blogue et de quelques commentaires ici et là.
C'est une situation nouvelle pour moi et je ne vous cache pas qu'il me tarde un peu de "retourner aux affaires".

Cependant, l'activité de relecture me convient aussi très bien, c'est d'ailleurs une des trois raisons majeures pour lesquelles j'écris, je l'avoue : dans le but de me relire.

En attendant mieux, je vous invite à découvrir le message d'hier dans lequel j'invente une nouvelle manière de me faire remarquer sur le Net.
Entendez par là que contrairement à la plupart de mes contemporains qui se filment quotidiennement, j'ai mis en ligne la première vidéo me représentant !
Apparemment, elle n'amuse pas que moi...

Soyez heureux.

mercredi 1 décembre 2010

Mais qu'est-ce qui tombe et fond après ??

Hier, vous avez été formidablement nombreux à "jouer" en proposant des réponses fort pertinentes à une question bien innocente dont je rappelle le contenu :

Qu'est-ce qui est blanc, qui tombe en flocons et qui recouvre le sol avant de fondre un jour ou l'autre ?

Vous m'avez proposé dans l'ordre :
- Je ne sais pas
- La neige (facile)
- La neize (fazile)
- Le sucre glace parce que pas la purée en flocons
- Un cycliste en polaire pluchante qui choit dans la neige
- Du sel
- Des flocons d'avoine au petit déjeuner

La bonne réponse, si tant était qu'il y en eût une, était le blanc d'œuf battu en neige par un malheureux fracturé du surnumérus de l'épaule gauche.
La preuve en vidéo (s'il vous plaît) avec le blessé dans le rôle du blessé, madame dans le rôle du filmeur et des flocons de polystyrène dans le rôle du blanc d'œuf, parce que vu le temps qu'il fait c'est pas le moment de gâcher de la vraie nourriture...

Ah, j'oubliais ! La vidéo est penchée pour des raisons qui m'échappent. L'appareil l'a téléchargée comme cela et je n'arrive pas à la redresser.
Ce n'est toutefois pas un problème : veuillez tourner votre écran de 90° dans le bon sens.

mardi 30 novembre 2010

Devinet-te cacahuè-te

Une devinette facile pour commencer la journée. Vous pouvez jouer car une chose est sûre : il n'y a rien à perdre.
Réponse en soirée ou demain.
Attention, il n'y a peut-être pas de piège. Peut-être pas.

Qu'est-ce qui est blanc, qui tombe en flocons et qui recouvre le sol avant de fondre un jour ou l'autre ?

A vous de jouer pour ne rien perdre !

"Attention, il n'y a peut-être pas de piège. Peut-être pas."

lundi 29 novembre 2010

Bientôt un an

Cette semaine, mon blogue va avoir un an.
En près de 230 messages, j'ai beaucoup parlé de :
- Mes romans et récits achevés
- Mes romans et récits en cours
- Mon projet littéraire 2010
- Quelques autres créateurs
- Ma vie d'écrivain à la campagne
- Mes réflexions disparates sur l'écriture
- Mon roman de blogue en souffrance

En tant que bon maniaque du rangement, j'ai archivé par dates et par thèmes la totalité de mes billets. Voir en haut et à droite de la page sous la mention "Pour tout trouver facilement dans le Verbe au Vert".

Voilà, c'est dit :))

dimanche 28 novembre 2010

35 ans de baballe

Chers tous, j'écris toujours d'une seule main car le docteur avait raison : ça fait mal d'utiliser les deux.

Aujourd'hui, rétrospective "ballon", un mot que j'ai dû prononcer dès le berceau, contrairement à ce que ma famille prétend.
Quand j'étais petit, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand j'étais moins petit, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand j'étais encore moins petit, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand je n'étais presque plus petit, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand j'étais presque grand, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.
Quand j'étais grand mais moins que maintenant, j'adorais jouer au ballon tout seul dans la neige.

Et à présent...
J'adore jouer au ballon dans la neige...
Mais il y en a un qui adore ça encore plus que moi.

"Parfaitement, messieurs les clercs,
la Terre est une sphère et elle tourne autour du soleil !"

Notez mon écharpe (de bras) en soie,
ma splendide casquette rouge et mes gants de bûcheron !

Soyez heureux.

samedi 27 novembre 2010

Cette fois on y est

Hier nous avons eu la petite couverture.
Aujourd'hui c'est la grosse couette en eider !
Heureusement, nous avons fait des provisions pour 30 jours ce matin !

Ci-dessous, c'était hier...

"...si tu savais... ta réfor-me, ta réfor-me..."

vendredi 26 novembre 2010

Rien à Signaler

Aujourd'hui est une belle journée. Il a un peu plu hier mais la nature est en fête.

"Il a un peu plu hier..."


"...mais la nature est en fête."

Les pervenches répondent aux primevères qui font écho aux roses remontantes.

Bien sûr, "il fait un peu chaud pour la saison" mais vous en trouverez toujours pour se plaindre...
Nous aurons tout le temps de grelotter quand la neige arrivera.
En attendant, quelle magnifique fin d'automne !

"En attendant, quelle magnifique fin d'automne !"

Soyez heureux.

jeudi 25 novembre 2010

Projet littéraire, étape 23

Ce message est écrit à deux mains, très laborieusement... mais je commence à récupérer mes doigts :))

Aujourd'hui, c'est la vingt-troisième et ante-pénultième étape de mon projet littéraire 2010. On se rapproche terriblement du terme...
Et c'est la troisième quatorzaine que je passe en utilisant peu ou pas du tout mon dé-assistant. Je ne suis toujours pas en manque.
3447 pages écrites (estimées) soit 118 de plus qu'au dernier pointage. Une progression assez spectaculaire qui demande une double lecture :
- Une première semaine d'écriture super-intensive
- Une deuxième semaine consacrée presque uniquement à la relecture, donc ne participant que de façon résiduelle au gonflement du chiffre total

Ma guérison en cours annonce semble-t-il le retour prochain de la rédaction.

Voici le classement de la quatorzaine, avec beaucoup de changements et comme toujours un lien direct vers la dernière présentation de chacun des 14 récits. Pour en savoir plus désormais, vous pouvez vous référer à tous les messages concernant ces récits en cours, ainsi qu'à ceux qui ne concernent que le projet littéraire proprement dit.
Je ne le répèterai jamais assez : ce blogue est intégralement archivé.

1 L'acquéreur de briquets 585 pages
2 La sphère des immortels 581
3 Les enfants nés-morts 464
4 Les amants miroirs 260
5 The chichougn 257
6 Textes pour oeuvres de Véronique Lafont 251
7 L'acheteur d'allumettes II 166
8 Chroniques de Montoulbe 159
9 Demain le ciel sera orange 143
10 La chute de l'empire 135
11 L'épileptoïde 129
12 Le sourire de ma boulangère 107
13 La folie des trisantesmes 105
14 Dicomots 105

Ce projet arrive à son terme, dans sa partie officielle.
Soyez heureux

mercredi 24 novembre 2010

Projet 2011 en préparation

J'ai hâte de redevenir ambidextre pour vous parler de notre projet artistique 2011 !
Véronique en touche deux mots sur son blogue.
Moi aussi, je veux le faire ! Moi aussi moi aussi !

mardi 23 novembre 2010

Satisfecit qui mange un peu de pain

Faute de main gauche, j'écris des messages courts et je fais de la relecture/correction pour mes récits les plus avancés.
Et justement, je travaille surtout sur les enfants nés-morts, très content de constater qu'il est bien plus abouti que je l'espérais. Peu de trous, peu de fautes et un style qui globalement ne me déplaît pas trop.
"Grâce à ma blessure", ce roman sera donc opérationnel dès janvier, sans doute :))
Ce sera le premier de la bande des 14 !

Soyez heureux et signez vos courriers anonymes ;-))

lundi 22 novembre 2010

Chute sur l'empire des empaillés

Un copier-coller rapide, ça ne fait pas mal.
Et un long extrait d'un roman en cours, la chute de l'empire, dont je ferai l'état d'avancement quand j'aurai 2 mains.
Attention, c'est de l'épais :

Dans le salon, H.B. Martin expose une imposante galerie de portraits photographiques appartenant à toutes les familles du pays. Les images qui ornent la moitié des murs représentent à peu près tous les assassins réels ou présumés de la nation. Des pastilles de couleur mettent en exergue la situation connue de ces personnages : bleue pour en fuite, rouge pour incarcéré, noir pour en liberté, jaune pour innocenté. Les décédés sont décrochés et encartonnés dans le grenier. Le vieux policier n'éprouve aucune émotion particulière à côtoyer l'image des tueurs les plus dangereux. Au contraire, cela l'aide à se concentrer et, parfois, à suivre une piste à laquelle il n'aurait pas pensé. En face, sur les deux autres murs, il a épinglé des photos de victimes, qu'il supporte avec autant de détachement. La vérité est qu'il accomplit chez lui ce qu'on lui interdit au bureau, sous prétexte que cela dérangerait ses collègues.
Chacun sa manière de travailler. Moi, il faut que je voie !
H.B. Martin sait bien que certains tueurs en série exposent eux aussi des photographies sur leurs murs, des portraits de victimes, de futures victimes ou de victimes fantasmées. À aucun moment, cependant, le vieux policier ne se sent proche de ces types qu'il traque depuis si longtemps. La collection d'images l'en éloigne, au contraire, en le plaçant en dehors du jeu. Il ne ressent ni dégoût ni excitation, juste une curiosité intellectuelle presque froide, un pragmatisme primaire. Tous les enquêteurs devraient être comme Harriettass Boyleltong Martin. C'est à tout le moins ce qu'il pense. Ses collègues croient exactement le contraire. Un seul suffit. Un c'est bien, il en faut, mais ça suffit.

Sur les photographies des pièces de vie, aucune ex-femme, aucun enfant, pas même sa maman n'a sa place. On les retrouve dans la chambre, sur sa table de chevet, seul lieu réellement intime de l'endroit.
Harriettass Boyleltong a eu des familles, des liaisons, une descendance, personne cependant qui pût continuer à vivre au milieu des tueurs et des morts.
Et ces vivants de cœur qu'il ne voit presque plus, ces femmes et ces enfants si chers, il les fait vivre à sa façon...

« Tu en penses quoi, toi, Maurice ?
- ...
– Tu crois vraiment ? Mais regarde les victimes : pas de femme, pas de malfrat, pas d'homme politique, pas d'amant vigoureux... que des intellectuels qui écrivent l'histoire des mondes anciens. C'est peut-être un tueur en série mais c'est son cerveau qui commande.
– ...
– Tu sais, une perversion sexuelle ne se manifeste jamais sur une notion abstraite. Il faut un détail, une concrétion qui la motive. On ne peut pas violer une abstraction.
– ...
– Tu as raison, au fond. Je vais faire un café très fort. »

Une seule personne put jamais comprendre que Martin parle à ses animaux empaillés comme s'il s'agissait de sa famille. Dommage qu'elle ait voulu divorcer si tôt.

« Elle ne supportait qu'on l'appelle madame Martin. Ne rigole pas, Maurice, il n'y a vraiment pas de quoi. Tu crois qu'on peut divorcer pour une raison aussi futile ? »

Comme Maurice le marcassin ne grouine pas de réponse intelligible, H.B. Martin poursuit son dialogue tout seul.

« C'est pourtant la vérité, mon vieux, tu le sais. Toi, tu es là depuis combien ? Douze ans ? Treize ? Oui, c'est ça... Treize ans, tu te rends compte ? Tu te barrerais si je t'appelais Maurice Martin ? »

L'air profondément concentré de Maurice semble indiquer que non, il ne partirait pas pour si peu, lui.
La niche du marcassin n'est pas le seul repaire animal de la salle à manger. Abélard le renard a son terrier ouvert en face de lui... et la tête d'Edmond le chevreuil n'a de cesse de mettre son grain de sel dans les pensées de la troupe depuis la cuisine. Edmond a l'immense privilège de garder le réfrigérateur mais il souffre de l'éloignement.

« Les gars, je ne vois aucune punaise bleue, noire ou jaune capable de se débarrasser en série de spécialistes de Rome.
- ...
– Je ne crois pas, Ab' »

Abélard le renard garde la gueule ouverte depuis des années, la faute à un stupide accident de chasse... Ce couillon d'Abélard poursuivait le même lapin qu'un des voisins de l'agent Martin.

« Je ne crois pas à la théorie du complot, tu le sais parfaitement.
- ...
– Mais je te rejoins au moins sur deux points, Ab' : il n'y a pas de hasard, il ne s'agit pas de meurtres isolés et coïncidents. Par ailleurs, il est peu probable qu'il y ait un seul type dans le coup.
– ...
– Oui, je sais, c'est ce qu'on pourrait appeler un complot, ou une conspiration, ou un agrégat de personnes ayant des intérêts communs. Puisque tu es si malin, tu as d'autres idées ? »

On entend souvent que tout le monde croit tout savoir, de nos jours. Harriettass Boyleltong Martin pense précisément le contraire : il croit que la philosophie du doute est devenue une doctrine, puis une maladie infectieuse. Après quarante d'expérience d'interrogatoires et d'introspection, il a cru voir ramper la maladie qui se répand jusque dans les séries télévisées : tout le monde pense que tout le monde ment. Certains douteurs extrémistes réinterrogent leurs propres souvenirs pour être sûrs qu'ils sont exacts.
Et pour les plus malades d'entre eux, le facteur humain ne représente plus rien, alors ils interrogent les bactéries, les microfibres, les micro-particules... Un interrogatoire n'est lors plus mené pour faire émerger la vérité mais pour la faire avouer, parce que les enquêteurs la connaissent déjà.
C'est le triomphe de la matière sur l'esprit. C'est l'avenir, c'est un présent qui fut le futur craint ou espéré par beaucoup dans un passé pas si lointain.
Dans ce concert domestico-philosophique, les animaux empaillés ne sont pas à court d'idées raisonnables. Ceux d'Harriettass sont encore plus bavards qu'ingénieux, c'est dire s'ils ont des parlotes en réserve.

« Tu dis, mon vieux ?
- ...
- Les empreintes ? Tu te souviens du décret du 30 janvier 2011, Abe ?
- ...
– Je te le ferai relire. En résumé, il dit que toute trace physique laissée sur les lieux d'un crime est considérée comme « du corps privé de son propriétaire ».
– ...
– C'est tout à fait ça, on n'a pas le droit de relever une empreinte digitale si celui qui l'a laissée n'est pas d'accord. Le serpent qui se mord la queue. »

Une liqueur de figue ramenée spécialement du Maroc est dégustée à même la bouteille...

« A cause de cette loi de fumiste, des types comme moi ont été remis en service... C'est ce que croient les imbéciles qui regardent la télé, en tout cas. Comme si j'avais quitté la scène... Mais surtout Prestadieu, Dridaine et consorts peuvent patauger dans les indices en en n'ayant rien à foutre ! »

Abélard se tait prudemment. Il est rusé, Abélard, il sait très bien que ce décret du 30 janvier 2011 n'existe que dans l'esprit abîmé d'alcool de son maître bien aimé. Il l'observe se décrépir, se vautrer, s'avachir le long de ses bouteilles. Il le voit ramper dans des délires de moins en moins professionnels à la recherche de tueurs depuis longtemps tués eux-mêmes. Il le sait vivant un pied chez Orwell, deux orteils chez Huxley et les trois autres dans la tombe.

« Je suis pas un mort-vivant, les gars ! » beugle le policier en lançant sa bouteille en direction d'un des animaux de la maison... et le ratant.
« Je suis pas mort mais vous si ! Vous, vous êtes des foutus bestiaux empaillés ! Je vous ai peut-être tiré d'un mauvais pas mais vous étiez pas éternels ! Foutus bestiaux, même morts faut qu'ça la ramène ! »

Abélard sait que la crise ne résistera pas aux heures qui passent. Il admet que le vieux l'insulte parce qu'il sait que la lumière jaillira peut-être dans son cerveau noyé.

« Vous m'emmerdez, tiens ! On peut jamais discuter avec vous ! Faut toujours que vous me traitiez d'alcoolo ! Mais je ne suis pas un alcoolo, moi ! Je suis un buveur cérébral ! Je nourris mes neurones, je les réveille, je les stimule ! Si les truands le savaient, ils feraient interdire l'alcool dans les magasins que je fréquente ! Ou ils commenceraient par rétablir la prohibition, ouais ! Je bois u-tile, moi ! »

Abélard préfère se taire. Un jour, son maître l'avait mis dans le faux réfrigérateur, celui dont la porte ne mène pas au froid mais à d'autres pièces de la maison. Des méthodes de serial killer dans une tête de vieux flic...

« D'toute façon, j'ai pas besoin de vous pour résoudre l'affaire. Je sais qui a fait le coup, c'est ce vieux débris de Mald'Huy. J'ai qu'un coup d'fil à passer et j'aurai les coudées franches. En tôle, le vieux salopard ! »

Abélard le renard, Maurice le marcassin et Edmond le brocard laissent l'orage s'éteindre tout seul. Ils ont l'habitude, ils savent que dans une poignée de minutes leur maître aura baissé les stores et cessé de s'intéresser au monde réel pour des paradis perdus depuis longtemps.
Si seulement il pouvait arrêter de boire, pense un des trois.
Tu plaisantes ? Il ne serait plus bon à rien...
Et dort le maître des empaillés sur ses neurones en glu...

La chute de l'empire, chapitre 3, Sébastien Haton

dimanche 21 novembre 2010

Photos de nu

C'est un fait, mon blogue est plus connu par les utilisateurs de goût-gueule qui recherchent "mésanges bleues dans arbre vert" que par ceux cherchant "photos de nu".
Il était temps de remédier à cela.
Il est vrai que les images qui suivent sont les plus osées qui ont jamais été publiées dans le Verbe au Vert !
Vous êtes avertis.
Vous en valez deux.

Wouah, c'est chaud... !

Le coupable en gros plan à droite sur la tête de l'humérus.
On voit bien l'une des fractures en son milieu.

Côté écriture, je "profite" de mon état pour faire de la relecture des récits les plus avancés, en particulier les enfants nés-morts. C'est toujours ça de fait pour 2011...

Soyez heureux.

samedi 20 novembre 2010

Concerto pour la main droite

hier j'ai voulucx écrire un êu avec la main gauche et bien mazl m'en az pris. j'ai encote plus mal et je e peux pas m'esn servir aujiur'duih, ça m'apptrendra!

vendredi 19 novembre 2010

Scapulo-Humerus glosus III, épilogue

Je ne suis pas un très bon client pour la médecine. Presque jamais malade en ce qui concerne les petits maux les plus courants, je développe en revanche des pathologies improbables, qui ont parfois fait apparaître des cheveux blancs sur la tête de jeunes médecins.
Au rang des curiosités récentes (depuis 1998), je peux citer :

- Mébhorrée des paupières (non diagnostiquée pendant 3 ans et soignée avec de l'eau chaude !)
- Adénolymphite mésentérique du petit enfant (à 32 ans, cas unique en Lorraine m'a-t-on dit)
- Fonte musculaire de la joue gauche (cause inconnue, guérison spontanée)

Vous ne connaissez pas ? c'est normal, les médecins non plus.

Mon problème du jour est du même tonneau, si j'ose dire. Alors que ce devait être une "banale" fracture de l'humérus, la radio a révélé un problème tellement curieux que j'ai d'abord hésité à vous en parler, considérant que ce pouvait servir pour un roman.
Ainsi, j'ai développé à mon insu une calcification dans le tendon scapulo-huméral. Cette calcification est devenue un petit os surnuméraire dont j'ignorais l'existence et qui allait me pourrir la mienne (un jour).
Or, en tombant brutalement dans mon salon il y a 3 jours, je me suis fait une fracture de ce petit os surnuméraire sans léser le tendon ni l'épaule ni l'humérus. Autrement dit, je me suis fait une "fracture d'une arthrose scapulo-humérale", pathologie que je m'empresse d'ajouter à la liste principale. Ma doctoresse en riait joyeusement en découvrant la radio.
"Si ça se trouve, ajouta-t-elle, l'accident va faire disparaître cette calcification et vous serez débarrassé de ce problème !"

Bref, c'est quand même une fracture et donc ça fait mal et il faut que je me repose... mais au final j'ai plus de bien que de mal et ça... quand on connaît mon cheminement dans l'existence... c'est presque une constante.

Des images de ma détresse :)) :

Comme le montre la radio,
la calcification du tendon s'est fragmentée en trois...

J'adore mon nouvel emploi de gardien de musée.
Ici, comme vous pouvez le constater,
le tableau inspiré par Monet s'harmonise fort bien avec le carrelage
et la lumière qui le frappe est parfaite.

Par certains commentaires et quelques courriels adorables, je me rends compte que de nombreux proches aimés suivent ce blogue en visiteurs anonymes et fidèles.
A eux et à tous ceux que je connais moins mais qui viennent amicalement me voir, j'envoie embrassades, accolades, poignées de mains, sourires, pressions légères sur l'épaule et toute manifestation de mon affection et de ma reconnaissance.
Soyez heureux.
Sébastien

jeudi 18 novembre 2010

Scapulo-Humerus glosus II

Finalement, n'a pas cassé.
Logiquement, je vais récupérer mon deuxième bras assez vite. Bonne nouvelle pour mes récits.
Toutefois, je ne sais pas encore exactement ce que j'ai et qui me fait aussi mal.

Je ne me plains pas : en trois jours j'ai fait d'énormes progrès en frappe sur clavier avec une seule main ;))

mercredi 17 novembre 2010

Humerus glosus

C'est un message un peu spécial... que je vous écris d'une seule main.
Il y a présomption de fracture sur l'autre bras, à la suite d'une chute.
Le médecin va me le confirmer sous peu. Si c'est le cas, je continuerai à écrire de ma main valide, ce qui raccourcira nécessairement mes messages et le reste...
A part ça, tout va bien. Même mon moral est au beau fixe malgré la douleur et une certaine forme d'inquiétude, qui de toute façon ne sert à rien.

Soyez heureux.

mardi 16 novembre 2010

Ca fait Plonk à Montoulbe

Retour à la troisième présentation et à l'état d'avancement des quatorze récits engagés dans mon projet littéraire 2010.
Après avoir rentré le bois et pontifié un peu, voici le septième du classement : Les chroniques de panique à Montoulbe !
Le principe est toujours le même :
Si vous voulez jouer au relecteur partiel, je vous invite à me dire lequel ou lesquels de ces 14 machins vous voudriez voir édités avant les autres.
Les messages plus anciens traitant de mes récits en cours sont archivés ici.
Et tout le blogue est archivé, d'ailleurs.

TITRE : Chroniques de paniques à Montoulbe

GENRE : Nouvelles réalistes à tendance fantastique croissante

SYNOPSIS COURT : Guillaume et Iris veulent déménager ; Guillaume et Iris cherchent une maison ; Guillaume et Iris trouvent une maison ; Guillaume et Iris déménagent ; Guillaume et Iris emménagent ; Guillaume et Iris découvrent leur nouvel environnement, Guillaume et Iris ont des ennuis, etc.
En bref, Guillaume et Iris vivent d'une manière décalée et irréaliste ce que Véronique et moi vivons depuis trente mois.
Beaucoup de joie de vivre et d'auto-dérision, aucune amertume : voici ce qui caractérise ce recueil par-dessus tout.

AVANCEMENT : environ 155 pages écrites. Le nombre d'historiettes n'est pas limité en nombre.
Par conséquent, son volume actuel est satisfaisant et n'inspire aucune inquiétude quand à sa première-jettisation avant 2011

EXTRAIT


Ça a encore fait plonk. Ça fait plonk sans arrêt. Plonk, plonk et replonk...

Un jour sans courrier.
Et puis ça refait Plonk.
Deux factures, un catalogue de vente par correspondance qui fait blong, un son très différent, plus métallique, plus voisé.
Et puis de nouveau plonk.
Et un jour PLONK PLONK ! Deux d'un coup ! Ils se concertent pour blesser encore plus profondément !
Elle m'avait prévenu, Marie-Paule : “Si tu cherches à devenir écrivain, il te faudra vivre sans orgueil.”
Jusqu'au jour où...
Les doctorants eux aussi doivent “vivre” sans orgueil tant qu'ils cherchent un poste universitaire.
Et quelle définition donne-t-on à l'orgueil ? C'est un péché véniel ? Et lécher des culs est alors une vertu qui mène au paradis... Combien de lécheurs de culs ont fait l'Histoire ?
Les insoumis font de belles histoires, font rire et frémir, mais ils ne gagnent pas les batailles rangées, seulement celles où il y a du désordre.

Malgré les refus, il continue à y croire. Il fait même bien plus que cela : se sachant condamné pour la fonction publique, Guillaume décide de s'enfermer sciemment dans une logique de création contrainte.
Il va écrire de manière officielle et publique, il va lui-même se passer commande de littérature au vu et au su du monde entier, afin d'obliger celui-ci à le reconnaître comme écrivain et à le soutenir... à moins qu'on ne le lâche.

Guillaume ne sait plus comment appeler l'objet qu'il a lancé dans la mare du grand monde. Il considère que “projet” est un mot rendu totalement indigeste du fait qu'il l'a utilisé des centaines de fois depuis le départ. Certains termes alternatifs comme “défi”, “pari” ou “challenge”, cités par certains de ses soutiens, ne correspondent pas ou plus à ce qu'il envisage. Pour lui, il s'agit d'abord d'un travail quotidien agréable fondé sur une promesse faite à lui-même, puis au reste du monde.
Cela entendu, il ne peut l'appeler “travail quotidien fondé sur une promesse” ni “promesse littéraire” (encore que, ce n'est pas si mal, quoiqu'un peu court) et pas davantage “travail” car ce mot ne recouvre qu'une partie de la réalité...

(...)

“Au fond, c'est l'argent qui vous intéresse” reprend la femme, bloquée sur son idée fixe que personne ne contredit assez vivement.


Guillaume ne comprend toujours pas ce qu'elle lui veut. Si elle le croit assez riche pour être un intéressant parti, elle se trompe... et c'est tellement une évidence que l'hypothèse ne tiendrait pas.

"Un livre de recettes iconoclaste ? C'est ce que vous voulez ?
– Oui. C'est une des spécialités de votre blogue, il me semble. Vous êtes assez nul pour construire une véritable histoire, mais dans le détail vous avez un certain décalage dans le style... Exploitez-le différemment et nous en tirerons du pognon...
– Bin merde !
– Merde ou pas, c'est mon dernier mot, monsieur. Réfléchissez."

De mieux en mieux... Le monde moderne cherche à nous tuer, à nous pressurer jusqu'à l'agonie profonde, à nous faire consommer jusqu'à plus faim. Mais Guillaume ne s'attendait pas à ce qu'il lui fasse écrire des livres de cuisine.
Or les éditions du Cousin, ça ne se refuse pas quand on débarque de nulle part...

"Vous commencerez pas présenter le concept que vous avez imaginé. Moi je le trouve très intéressant, pas pour lire, hein, ce n'est pas mon boulot de lire, mais pour vendre, pardon... ça je sais faire, vous me laissez faire, vous me fournissez la soupe, je me charge de la faire chauffer !"

Chroniques de paniques à Montoulbe, Panique n°13 "écris n'importe quoi", Sébastien Haton